The course for the eliminatory races of the coming 1905 Gordon Bennett Cup was determined alreadyduring the meeting of the ACF on december 28 1904, when the Circuit d’Auvergne was unanimously chosen. In that same meeting, however, it was also decided that the ACF was to hold a first “Grand Prix de l’Automobile Club de France” at the same time of the Gordon Bennett Cup. If and what French cars were to participate in both events or only in the new 1905 Grand Prix, can’t be deciphered from the meeting notes. More important, it was also decided that France would not particpate in Gordon Bennett races under the current conditions, as from 1906 on. That decision already stood firm by the end of 1904. All important decisions are listed directly after the regulatories for the 1905 Gordon Bennett elimination races. (Translation separately).




Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr Texte et photos compilé par motorracinghistory
L’Auto — 5e Année, No. 1535, 28 décembre 1904 – Part 2
AUTOMOBILE CLUB DE France
Comité du 28 décembre 1904
La séance est ouverte à 5 heures 1/2, sous la présidence de M. le baron de Zuylen.
Sont présents : MM. le baron de Zuylen, marquis de Dion, E. Muller, A. Lehideux-Vernimmen, A. de Rollepot, L. Dumontpallier, A. Ballif, marquis de Chasseloup-Laubat, comte Récopé, G. Rives, prince P. d’Arenberg, B. Artieue, A. Avigdor, H. Georges Berger, A. de Bezieux, H. Brasier, G. Broca, E. Chaix, C. Chenu. A. Clément, E. Danjoy, F. Delasalle, L. Delaunay-Belleville, H. Deutsch de la Meurthe, O. Doin, Faiconnet, E. Hospitalier, C. Houry, J. Journu, chevalier René de Knyff, Lavoignat, L. Lemoine, A. Loreau, R. Loysel, A. Michelin, L. Mill, E. Mors, L. Mors, R. Panhard, H. Petit, A. Peugeot, G. Pierron, A. Poidatz, Georges Prévost, J.-M. Quinonès de Léon, F.-M. Richard, baron H. de Rothschild, A. Theulier, baron A. de Turclcheim, A. Vernes, comte R. de Vogué, R. Vuillemot, G. Huillier, Renault.
Excusés : MM. R. Berge, L. Gamard, G. Menier.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
On procède au scrutin die ballottage, au cours duquel sont admis membres : MM. Alexandre Carteret, André Morin, Gustave Caillois, Maurice Raynaud, Raymond Sée, B. Spalding de Garmendia, Léon Lemoine, Pierre Saint, Paul Barbarin, Henri Mialaret, André Colliez, Edouard Cosson, François Boissy-d’Anglas, Pierre Maruéjouls, baron de Brandenstein, André Troncin, Henry Hugh Peter Deasy, Henry Caplet Lofft Holden.
Le président donne la parole à M. le chevalier René de Knyff, président de la Commission sportive. Celui-ci rend compte au Comité des différentes études auxquelles se sont livrés les membres de la Commission en vue du choix du Circuit le plus favorable pour les Eliminatoires et la Coupe Gordon Bennett 1905.
Le choix de la Commission sportive s’est porté sur le Circuit de l’Auvergne, qui présente toutes les difficultés réclamées par le vote du comité du 29 juin dernier.
Le baron de Zuylen donne lecture d’une lettre de M. le maire de Clermont-Ferrand et de M. Michelin, l’informant que le comité d’initiative de Clermont-Ferrand met à la disposition de l’Automobile Club de France la somme de 200.000 fr. pour contribuer aux dépenses de la Coupe Gordon Bennett et des Eliminatoires 1905.
Le choix du Circuit d’Auvergne est adopté à l’unanimité pour les Eliminatoires et la Coupe Gordon Bennett 1905.
M. le chevalier de Knyff donne lecture du projet de règlement de l’Epreuve éliminatoire pour la Coupe. Gordon Bennett 1905, gui est adopté à l’unanimité.
Le règlement est le suivant :
Règlement de l’Epreuve éliminatoire pour la Coupe Gordon Bennett -1905
Article premier. — Une épreuve éliminatoire aura lieu pour désigner les voitures et les conducteurs devant faire partie de l’équipe française de la Coupe Gordon Bennett pour 1905.
Art. 2. — Les fabricants français seront seuls qualifiés pour y prendre part. Ne sont qualifies pour engager des voitures dans les éliminatoires que des maisons de constructions automobiles fabriquant elles-mêmes le moteur et la transmission entrant dans la composition de la voiture.
Art. 3. — Le parcours, qui sera ultérieurement choisi aura 500 kilomètres au moins et 600 kilomètres au plus, et pourra comporter des parties neutralisées.
Art. 4. — Chaque fabricant aura le droit d’engager trois voitures au plus. Les maisons fabriquant des voitures employant un moteur ou un mécanisme construit suivant une même licence ne pourront ensemble engager plus de trois voitures.
En cas de mésentente entre les maisons fabriquant des voitures employant un moteur ou un mécanisme construit suivant une même licence, la Commission sportive décidera du nombre de voitures auquel chaque maison a droit, en se basant sur l’importance de chacune des maisons et du nombre de voitures livrées au public dans les trois dernières années, et, quel que soit le nombre des constructeurs, il ne sera fait aucune dérogation au premier paragraphe du présent article.
Art. 5. — Le droit d’engagement sera de 10,000 francs par voiture.
Art. 6. — Le montant des engagements servira à couvrir les frais d’organisation, aussi bien de l’épreuve éliminatoire que de la Coupe Gordon Bennett, et, s’il restait un reliquat, il serait partagé, sans tenir compte du classement, entre toutes les voitures ayant accompli le parcours de la course éliminatoire dans un temps ne dépassant pas du cinquième le temps mis par le gagnant.
Art. 7. L. Les trois voitures arrivées premières de l’épreuve éliminatoire seront celles choisies pour former l’équipe.
Art. 8. — Les mêmes voitures conduites par les mêmes conducteurs et munies des pneus, de la même marque prendront, part à la Coupe Gordon Bennett. Il ne pourra être fait d’infraction à cette règle qu’avec le consentement de la Commission sportive de l’Automobile Club de France.
Art. 9. — Les conducteurs menant les voitures destinées à prendre part à l’épreuve éliminatoire devront être qualifiés suivant le règlement en vigueur de la Coupe Gordon Bennett. La Commission sportive de l’Automobile Club de France a le droit absolu de récuser tel ou tel conducteur sans qu’elle ait à en donner de motif. Tout conducteur qui, après la publication du présent règlement, aura pris part comme conducteur, soit- à une épreuve éliminatoire, soit à la Coupe Gordon Bennett, sur une voiture étrangère, ne sera plus qualifié désormais pour prendre part à ces épreuves au titre français.
Art. 10. — Dès que les constructeurs auront engagé des conducteurs pour leurs voitures respectives, ils seront tenus de les faire connaître à la Commission sportive par lettre accompagnée d’un engagement libellé comme suit :
« Entre les soussignés, M. X…, constructeur d’automobiles, et M. Y…, a été convenu ce qui suit :
M. Y… s’engage à monter pour les Eliminatoires de la Coupe Gordon Bennett et pour la Coupe une voiture de marque X…
M. X…, constructeur d’automobiles s’engage a à fournir pour les Eliminatoires à M. Y… une voiture de marque X… Signé : X …, Y…. »
De ce fait, le conducteur ne pourra conduire, ni pour les Eliminatoires, ni pour la Coupe Gordon Bennett, une voiture d’une autre marque, a moins que les deux parties ne soient d’accord pour résilier le contrat et que la Commission sportive les autorise à le faire…
Art 11. — Entre la course éliminatoire et la date de la Coupe Gordon Bennett, les voitures choisies resteront sous le contrôle de la Commission sportive de l’Automobile Club de France, et il est entendu que les fabricants des diverses voitures ne pourront pas les faire participer à aucune autre course, record, etc.
Art. 12. – Chaque fabricant d’une voiture désignée devra prendre l’engagement d’en tenir une seconde à la disposition de l’Automobile Club de France, de façon à pouvoir la remplacer en cas d’accident avant la Coupe.
Art. 13. – Si, par suite des circonstances, un fabricant ne pouvait mettre en ligne la ou les voitures choisies, la Commission sportive désignerait le ou les véhicules suivant immédiatement dans le classement de l’épreuve éliminatoire.
Art. 14. — Tout fabricant prend l’engagement de faire les frais nécessaires pour faciliter la tâche à sa ou à ses voitures pendant la Coupe.
Art. 15 – L’épreuve éliminatoire aura lieu si possible un mois avant la date fixée pour la Coupe Gordon Bennett.
Art. 16. — Les engagements sont reçus il partir de ce jour à la Commission sportive de l’Automobile Club de France et seront clos le 1 février, à six heures du soir.
Art. 17. — Un engagement ne sera reconnu comme valable que s’il est accompagné du montant, du droit d’engagement et sous réserve d’homologation par la Commission sportive.
Cette homologation aura lieu dans un délai maximum d’un mois après la clôture des engagements.
Art. 18. L Les places pour le départ, tirées au sort entre les maisons engagées, et les départs seront donnés de deux en deux minutes en minimum.
Art. 19. – La Commission sportive, de l’Automobile Club de France reste souverain juge de l’application du présent règlement et se réserve le droit d’y apporter les modifications que les événements pourront lui dicter.
Art. 20. – Tous les points non visés dans le présent règlement seront tranchés d’après le règlement de la Coupe Gordon Bennett et le règlement général des courses de l’Automobile Club de France.
Le Comité vote par acclamation des remerciements à la Commission sportive pour le dévouement qu’elle a témoigné dans la circonstance.
Sur la proposition du marquis de Dion, le Comité décide de mettre à l’étude pour 1906 un projet de course par équipes. Le marquis de Dion annonce qu’il dotera d’une coupe cette épreuve. Le Comité lui vote par acclamation des remerciements.
Sur la proposition du marquis de Chasseloup-Laubat, le Comité prend les résolutions suivantes :
1° Pour l’année 1905, la Coupe Gordon Bennett sera courue en même temps qu’une Course internationale qui prendra le nom de Grand Prix de l’Automobile Club de France, et où les constructeurs auront des chances égales, quelle que soit la nation à laquelle ils appartiennent.
2° Pour l’année 1906 et les années suivantes, l’Automobile Club de France ne prendra pas part à la Coupe Gordon Bennett dans les conditions actuelles.
3° En 1906 et les années suivantes, l’Automobile Club de France organisera chaque année une course internationale où les constructeurs auront des chances égales, quelle que soit la nation à laquelle ils appartiennent. Cette course prendra le nom de Grand Prix de l’Automobile Club de France.
4° La Coupe Chasseloup-Laubat est maintenue pour les Eliminatoires françaises.
M. le président donne lecture d’une lettre de M. Kellner, président de la Chambre Syndicale de la Carrosserie, l’informant de la fondation d’une Coupe destinée à récompenser le meilleur fabricant de pneumatique. Cette Coupe sera placée sous le patronage de l’Automobile Club de France. Le Comité accepte cette Coupe et vote des remerciements à la Chambre Syndicale de la Carrosserie pour son heureuse initiative.
Le Comité reconnaît la Fédération des Automobile Clubs de Province, dont le prince Pierre d’Aremberg est président, et qui sera placée le patronage de l’Automobile Club de France. La séance est levée à huit heures.
Le Secrétaire C. Ward




Photos. Le Circuit d’Auvergne – La Descente sur Clermont – Laqueuille – Col de la Moreno
Ce que sera la Voiture des Eliminatoires
Ainsi que nos lecteurs l’ont vu d’autre part, le comité de l’A.C.F. a définitivement fixé son choix sur le circuit d’Auvergne pour le parcours des Eliminatoires françaises en 1905. Cet itinéraire nous paraît très heureusement choisi, et voici pourquoi :
Tous ceux qui ont parcouru l’itinéraire adopté ont été unanimes dans leur jugement : « Le, parcours est dur, dit l’un — Très dur, surenchérit un second – Trop dur, a corrigé un troisième.
Mais, tout en en reconnaissant les difficultés, il a bien fallu reconnaître que les routes étaient larges et peu fréquentées (à ce point qu’aucune neutralisation n’est nécessaire) : ces deux derniers points ont une importance capitale et n’ont sans doute pas peu contribue à la décision du comité.
Comment seront établies les voitures des Eliminatoires ? Quelles seront leurs caractéristiques essentielles ? Quelles tendances accuseront-elles ? Voilà ce que nous nous proposons la d’examiner ici. Assurément, nous n’avons pas la prétention de tracer la voie à nos constructeurs ; nous voulons seulement, pour nos lecteurs, examiner quel est le type de voiture rationnellement imposé par le parcours adopté.
Celui-ci, on l’a vu, est extrêmement accidenté, en plan comme en profil : les virages y sont fréquents et courts, les changements d’inclinaison répétés ; certaines rampes, tourmentées dans leur tracé ont néanmoins un grand développement. Déjà, il apparaît qu’on ne saurait songer à lancer sur de telles routes des monstres à empattements exagérés, spécialistes de vitesses momentanées. Au surplus, si ces derniers avaient reçu un encouragement en quelque sorte officiel, par le choix d’un circuit-piste, nous n’aurions point tardé à voir de ce côté-ci de l’Atlantique comme de l’autre des véhicules étranges, incapables de franchir un caniveau en vitesse, de démarrer rapidement ou de gravir une côte un peu rude sans chauffer outre mesure.
Un circuit accidenté en plan, c’est-à-dire avec virages, nécessite une voiture souple et maniable, c’est-à-dire munie de bons freins, d’empattement moyen, et apte à sauter rapidement dans son train, comportant par conséquent un bon embrayage et une échelle des vitesses bien étudiée.
Un circuit accidenté en profil, c’est-à-dire abondant en pentes et rampes, demande une voiture également souple, puisqu’elle doit pouvoir changer rapidement d’allure et être munie d’excellents moyens de freinage.
Donc, ces deux considérations nous amènent á des conclusions à peu près identiques : ne nous en plaignons pas, au contraire. La solution devient plus aisée.
Reste la dernière caractéristique de circuit d’Auvergne : il ne comporte aucune neutralisation. Dans ce cas, on a vite fait de dire :
« C’est une course de pneumatiques. »
Assurément, c’est cela, mais ce n’est pas seulement cela. Ici, les moyens de refroidissement vont jouer un grand rôle ; en outre, les matériaux aussi bien du moteur et de ses moindres organes que du châssis, devront être de premier choix ; mais comme ces dernières conditions sont toujours assurées par les constructeurs français, nous n’y insisterons pas.
Pour nous résumer, voici, à notre humble avis, quelle sera, dans ses grandes lignes du moins, la voiture des Eliminatoires de 1905 :
Châssis d’empattement moyen : 2,70 environ ; moteur d’une puissance de 90 à 100 chevaux, freins extrêmement puissants, embrayage très robuste, boîte des vitesses spécialement étudiée, refroidissement assuré avec le plus grand soin ; quant au poids, nous pensons qu’il y aura intérêt à conserver une certaine marge de sécurité, afin de pouvoir munir les roues de bandages spéciaux et très résistants.
Ce qu’on peut, en résumé, déduire de cette brève étude, c’est que la voiture qui gagnera en Auvergne sera exceptionnellement bonne et qu’il suffira de la garnir d’une carrosserie pour avoir un admirable véhicule de grand tourisme : C’est, en somme, le but vers lequel tendent nos courses, et c’est précisément à cause de cela que nous sommes heureux de féliciter de son choix le comité de l’A.C.F.
Un Ancien Polytechnicien.
A translation can be found on a similar page, with the original title, extended by “translation”





