An advance notification for the 1896 Paris-Marseille-Paris race, that was published àfter the race was completed, seems a bit out of timing. But for the popular scientific magazine La Nature, that wasn’t an issue, as they had many more to report on. Nontheless, contests of a new industry always could count on enough interest of the French public. Here, not only the timing of the event, the different vehicle classes as well as a forecast of the course of the race is given (Translation separately).


Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr
Texte et photos compilé par motorracinghistory
LA NATURE — 24e Année, No. 1225, 3 octobre 1896
LA COURSE D’AUTOMOBILES – PARIS-MARSEILLE-PARIS
La troisième course d’automobiles organisée par les soins de l’Automobile-Club de France avec le concours du Touring-Club de France fait actuellement l’objet des préoccupations de tous ceux qui s’intéressent à l’avenir des véhicules automoteurs.
Connue pour les deux courses précédentes (* Voy. n° 1108, du 25 août 1894, p. 198, et n° 1153, du 6 juillet 1896, p. 84.), organisées par les soins du Petit Journal, nous rendrons compte de cette magnifique manifestation d’une nouvelle industrie née, comme bien d’autres, en France, et dont nous souhaitons vivement voir conserver la suprématie à notre pays, suprématie aujourd’hui aussi incontestable qu’incontestée. En réservant les résultats de la course elles descriptions des voitures victorieuses pour un article ultérieur, nous allons exposer les principales conditions de cette course, de beaucoup la plus longue qui ait été faite jusqu’ici. Ces conditions sont exposées dans un règlement élaboré par une Commission spéciale désignée par le Comité de l’A. C. F.
La course Paris-Marseille-Paris se fait par étapes journalières, au nombre de dix, du 24 septembre au 5 octobre, sur un parcours total de 1728 kilomètres.
Voici la répartition des dix étapes, avec les distances à parcourir dans chacune d’elles. (Kilomètres).
24 septembre. Paris-Versailles-Auxerre — 178,5
25 — Auxerre-Dijon ——– 151
26 — Dijon-Lyon ————- 198
27 — Lyon-Avignon ——— 227,8
28 — Avignon-Marseille — 109
29 — Marseille-Avignon — 109
30 — Avignon-Lyon ——— 227,8
1er octobre. Lyon-Dijon — 198
2 — Dijon-Sens ————— 209
3 — Sens-Versailles-Paris – 120
Total —————————- 1728,1
Les véhicules prenant part à la course sont divisés en trois classes. La classe A comprend les voilures automobiles actionnées par une force mécanique et comportant au moins deux places côte à côte. Cette classe comprend deux séries : la première pour les voitures à 2, 5 et 4 places, la seconde pour les voitures au-dessus de 4 places.
Les véhicules prenant part à la course sont divisés en trois classes.
La classe A comprend les voilures automobiles actionnées par une force mécanique et comportant au moins deux places côte à côte. Cette classe comprend deux séries : la première pour les voitures à 2, 5 et 4 places, la seconde pour les voitures au-dessus de 4 places.
La classe B comprend les motocycles, ou voitures légères pesant à vide, sans approvisionnement, moins de 150 kilogrammes (voiturettes, bicyclettes, tricycles, etc.). Cette classe comprend deux séries : la première pour les motocycles uniquement actionnés par un moteur, la seconde pour les motocycles mixtes à moteur mécanique et puissance musculaire.
La classe C comprend les véhicules divers ne pouvant figurer dans une des deux classes précédentes.
Une course préliminaire réservée aux motocycles a eu lieu le 20 septembre entre Paris-Mantes et retour. Cinq concurrents classés dans cette course préliminaire ont pu prendre part à la course Paris-Marseille-Paris et s’y faire chronométrer.
Les prix, résultant de dons particuliers de membres de l’A. C. F. et de constructeurs de voitures, dépassent 50.000 francs.
Ils seront partagés entre les concurrents suivant des formules assez complexes dans lesquelles figurent les nombres des partants dans chaque classe, dans chaque série, et un coefficient plus élevé pour les voitures que pour les motocycles. Ces formules ont pour but de proportionner les prix à l’importance des véhicules et au nombre des engagements, ce qui est tout à fait rationnel. Le nombre de prix à accorder dans chaque série est de 1 par 5 partants, et l’importance du prix telle que le premier prix soit double, du deuxième, le deuxième double du troisième, et ainsi de suite.
Les dispositions spéciales intéressantes de ce règlement sont celles relatives aux réparations. Les concurrents peuvent se réparer en route, emporter toutes les pièces de rechange qu’ils jugent nécessaires pour ces réparations, mais celles-ci doivent être faites avant l’entrée dans le parc où les voitures passent la nuit à chaque étape. Les réparations comptent donc sur le temps de marche. Après le pointage à l’arrivée, le conducteur peut, pendant un quart d’heure, donner à sa voiture les soins qu’elle comporte : nettoyage, graissage, etc., mais toute réparation est interdite. Ces clauses, très utiles pour faire entrer l’endurance des voitures en ligne de compte, ménagent bien des surprises, quant au résultat final de la course.
Les parcs sont ouverts à fi heures du matin et doivent être évacués à 7 heures du matin au plus tard. Les départs sont donnés successivement aux concurrents dans leur ordre d’arrivée. Tout concurrent auquel le signal de départ a été donné est considéré comme parti, et son temps de marche compte à partir de cet instant, qu’il soit en mesure ou non de partir.
Tout concurrent arrivant à l’étape après fi heures du matin n’est pas admis dans le parc. Il est pointé par les contrôleurs et continue à la suite des autres concurrents.
Suivent un grand nombre d’autres prescriptions de détail, mais qui ne présentent de véritable intérêt que pour les concurrents.
Lorsque la liste des engagements a été close, elle portait 40 voitures, dont 50 à essence de pétrole et 4 à vapeur, et 8 motocycles, soit, au total, 48 véhicules.
Au contrôle de Versailles, on a constaté le départ officiel de 27 voitures et cinq motocycles, les cinq lauréats de la course Paris-Mantes-Paris du dimanche 20 septembre.
Lorsque la course sera terminée, nous publierons, comme l’an dernier, un graphique de cette course et nous reproduirons les photographies des voitures primées. Nous profiterons aussi de l’Exposition qui doit suivre la course pour étudier les dispositifs nouveaux des véhicules et des moteurs : cette étude était impossible à faire avant la course, car bon nombre de voitures n’ont été terminées que le matin même du départ, et les autres ont été soigneusement cachées par leurs constructeurs pour des raisons diverses que nous n’avons pas à apprécier. Nous essaierons, enfin, de tirer des résultats de cette course les conclusions auxquelles elle conduira dans l’intérêt de l’avenir du nouveau sport, et dans celui de l’organisation des épreuves futures réservées aux automobiles.
E. Hospitalier
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