In those days, L’Auto was one of the, if not thé leading daily newspapers that reported on almost all sport events, especially regarding “Automobilisme et Cyclisme”. This is one of the many issues around the 1906 French Grand Prix at the circuit de la Sarthe near Le Mans, of which here page 2 is published. Charles Faroux continues his report from page 1, describing the weighing of the cars and discussing the new “jantes amovibles”, enabling quick tyre changes. Three list of all participating cars are given: one list with starting times, one with the weights and one fot the tyres. (Translation separately).





Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr – Texte et photos compilé par motorracinghistory
L’Auto — 7e Année, No. 2079, Mardi, 26 Juin 1906, PAGE 2
VEILLE DE BATAILLE
Dernières Impressions. — Bandages pneumatiques et jantes amovibles. L’incertitude est plus grande que jamais.
Circuit de la Sarthe, 2 juin (par dépêche d’un de nos envoyés spéciaux).
— A l’heure où je vous télégraphie, toutes les voitures, ou peu s’en faut, ont passé sur la bascule. Il ne manque plus qu’un Grégoire, celle de Taveneaux, et la Vulpès, de Barriaux, qui, parait-il, excède notablement la limite de poids. L’autre Grégoire, celle de Civelli de Bosch, pesée ce matin, est loin des fatidiques 1.007 kilos. Je n’ai malheureusement pu l’examiner de près, puisque nous sommes, à peu près seuls, à ne pouvoir pénétrer dans l’enceinte du pesage. Je m’en excuse auprès de mes lecteurs, mais il me sera totalement impossible de les entretenir, au point de vue technique, des voitures de trois marquer engagées ; pour les autres j’ai fort heureusement pu les voir dans leurs usines respectives, Sans doute, les constructeurs ne peuvent être tenus pour responsables d’un état de choses qui va à rencontre de leurs intérêts bien compris. Ils le déplorent cependant, sachant bien que tous somment l’intermédiaire obligé, parce qu’indépendant, entre eux-mêmes et la masse des acheteurs. Enfin, tout cela se tassera à la longue ; il n’y faut qu’un peu plus de sang-froid.
Pour en revenir à la Grégoire, je l’ai vue, hier, à son arrivée de Paris, attaquer la côte à la sortie de Connerré. La grâce et la rapidité de son envolement m’ont émerveillé. Cette conception d’une voiture légère et modérément puissante est d’ailleurs fort bonne. Dommage qu’elle soit sortie un peu tard de l’usine.
Les Fiat, qui avaient roulé à l’entraînement avec des jantes ordinaires, sont venues se faire peser avec des jantes démontables. De même les Renault, qui ont échangé leurs roues métalliques contre des roues munies de jantes démontable. Je signale incidemment que les Renault n’ont pas de mécanisme différentiel. Enfin, les Itala sont également des jantes démontables aux quatre roues, voici qui modifie singulièrement la situation.
On change un pneu en quatre minutes
J’ai vu tantôt Lancia changer son train arrière en moins de quatre minutes. Or, il y a deux jours, la disproportion entre la vitesse que peuvent atteindre la plupart des voitures et celle qui correspond à la limite critique de résistance des barrages, me faisait dire que la course serait probablement gagnée par la voiture qui se contesterait d’une allure moyenne sage.
Aujourd’hui, Lancia paraît résolu à mener la chasse. Sa voiture est assez rapide pour le lui permettre et à changer de pneumatiques deux fois en trois tours pour les roues arrière, et une seule fois en tout pour les roues avant. C’est un temps total d’arrêt d’une quarantaine de minutes, ajoutons-y vingt minutes pour les ravitaillements et la mise en train du second jour, voici une heure. Or, Lancia pense tourner à 125 de moyenne, ce qui lui donnerait, sauf accidents ou incidents, une moyenne effective de 110 environ. Ses jantes lui occasionneront-elles des ennuis ? Impossible de le dire, toutefois des maisons comme Renault et Fiat ne se sont probablement décidées qu’à bon escient.
Voilà donc, dans ses grandes lignes, le plan italien : Lancia chez Fiat, Fabry chez Itala, feront une course en avant, tandis que Nazzaro, Cagno, de Caters joueront la régularité.
Chez Mercédès, Jenatzy et Florio rempliront des rôles respectifs à peu près analogues. Il ne faut pas se dissimuler que les étrangers soient redoutables. Cependant, la vue des plus autorisés de nos représentants m’inspire, en dépit de tout, une confiance inébranlable. Je crois qu’Hémery tiendra Lancia à vue, et comme Sisz les sépare, la chasse du début entre ces trois hommes sera certainement passionnante, et Jenatzy n’est pas loin non plus.
Les conducteurs
Du côté des conducteurs, c’est toujours avec un certain scepticisme qu’on accueille les nouveaux venus. Ainsi, Pierry n’avait jamais dépassé le 120 sur sa Panhard, type Paris-Madrid, et moi-même j’ai pu craindre de le voir sauter d’un seul coup d’un type 1903 à un type 1906. Je suis fixé aujourd’hui. L’homme est bon, très bon même, il est chez lui dans son baquet, tous ses mouvements sont souples, aisés, enfin sa voiture file avec une rectitude idéale. Mais je le crois d’une témérité sans bornes.
Weillschott paraît également plein de fougue, Florio est plus sage, et ce Sicilien, m’a fait l’effet d’être flegmatique au volant. J’Iii comme une idée que ces tempéraments-ci ont plus de chance que ceux-là sur le Circuit de la Sarthe. Les Diétrich sont bien plaisantes, et le moteur remarquablement traité. C’est encore de la voiture qui tient bien la route. Les Bayard-dément ont beaucoup plu, elles aussi. La sobriété des Brasier ou des Bayard-Clément, la merveilleuse exécution mécanique des Darracq, la belle assiette des Renault ou des Lorraine-Diétrich, l’aspect formidable des Panhard ou des Itala, le fini des Fiat et des Mercédès, des Hotchkiss et de la Gobron, la légèreté ailée de la Grégoire, tout cela se brouille dans l’esprit et rend difficile le Grand Prix aux Français, parce qu’ils sont beaucoup qui sont excellents.
C. FAROUX
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LA SECONDE JOURNÉE DE PESAGE
Circuit de la Sarthe, 25 juin (par dépêche d’un de nos envoyés spéciaux).
— Nous avons eu aujourd’hui, des opérations beaucoup plus calmes qu’hier. Il restait, en effet, seulement neuf voitures à peser, et sept seulement, au moment, où je vous télégraphie, se sont présentées devant les commissaires au pesage, MM. Caillois et Defly.
Deux forfaits
On annonce comme officiel le forfait de la Grégoire, de Taveneaux, qui a eu des ennuis de cylindres en venant de Paris. Taveneaux ne la conduisait pas à ce moment, et il est arrivé à motocyclette. Dommage que œ très bon conducteur soit ainsi éliminé, avant que d’avoir combattu. La marque Grégoire doit pouvoir se consoler en pensant que l’école de la course comporte quelques degrés, successifs, et qu’il faut avoir des mécomptes avant de collectionner les succès. La voiture, si légère, si démarreuse (démarreurs ?) de Civelli prouve qu’il y a déjà quelque chose de bon chez les Grégoire de course. Nous les retrouverons l’an prochain. Il paraît que la Vulpès de Barri aux est également victime d’un sérieux mécompte, elle pèserait quelques kilos de trop pour enlever tout espoir de la ramener au poids réglementaire.
Les derniers pesés
Nous avons vu tout d’abord les trois Renault d’allure infiniment plaisante, et qui pourraient bien jouer leur rôle, et leur victoire ne surprendrait personne. A noter qu’elles n’ont pas de différentiel. Nous avions vu hier l’Itala de Cagno,; aujourd’hui de Caters et Fabry nous ont montré les leurs, qui, contrairement à certains bruits, ont atteint très facilement le poids, surtout celle de de Caters, Civelli a fait peser sa Grégoire avec ses réservoirs pleins, et la voiture na pourtant al teint que 886 kilos. C’est le poids léger de la course.
A noter qu’un représentant de la presse, chargé de renseigner ses confrères, a été admis dans l’enceinte du pesage. C’est à cet excellent Tampier, envoyé spécial de la Dépêche de Toulouse, que l’insigne honneur de pénétrer sur le territoire sacré est revenu.
Quelques changements
Panhard-Levassor a fait connaitre aujourd’hui l’ordre définitif dans lequel ses conducteurs prendront le départ : Heath part sur la voiture A, Tart sur la B et Teste sur la C. Ceci n’a d’ailleurs d’autre importance que pour permettre de rectifier les programmes déjà imprimés.
Pleuvra-t-il ?
Le temps a été très orageux toute la journée et beaucoup craignent la pluie pour demain. Le représentant des Samson a le cynisme de l’espérer. Le fait est que nombre de concurrents ont pris la précaution de se faire peser avec Samson ou avec des semelles Michelin, tandis que les champions du Continental se présentaient avec le fameux rouge ferré ; quant aux jantes amovibles, les trois Renault, les trois Fiat, la Bayard-Clément de la Touloubre et l’Itala de de Caters en sont munies et partiront probablement avec. Je dis probablement, car il pourrait bien y avoir encore des changements au dernier moment.
Sur le circuit la route a été follement envahie toute la journée. La pauvre commence d’ailleurs en certains endroits à être terriblement fatiguée, surtout entre les tribunes et la Fourche. Le préfet lui-même, M. Landrodie, a fait le tour ce matin, dans la Renault de Clérel, avec un colonel chef d’état-major et le commandant de gendarmerie. Les troupes du service d’ordre ont été aussi passées en revue et ont fait une répétition générale. Tout ira bien de ce côté. Le service médical est enfin organisé complètement. Le dévoué docteur Moreau, vice-président de l’A.C.S., n’a pas ménagé ses efforts pour arriver à ce résultat.
De même nous avons eu dans l’après-midi une répétition générale du service de chronométrage. Salomon et Gaudichard m’ont dit que tout avait bien fonctionné.
Attention aux fleurs
La Commission sportive nous prie d’exhorter véhémentement les populations à ne pas jeter de fleurs aux concurrents. Un bouquet jeté par une main d’enfant fait balle contre un véhicule lancé à 130 à l’heure. Donc, des bravos, si vous voulez, mais pas de fleurs.
Sur ce je vais attendre la sortie des délégués à la Conférence internationale pour la Coupe ordon Bennett, conférence qui n’excite guère l’émotion. Presque tout le monde l’avait oubliée. Le résultat en est plus prévu que celui du Grand Prix.
Les huissiers !!
Les huissiers sont là. Il y avait longtemps que nous n’avions entendu parler d’huissiers, comme c’est assez l’usage pendant le Salon automobile. Or, nous l’avons, ce bon huissier, il va faire des constats pour le compte de la jante Vinet amovible, pour les jantes amovibles fixées par un ou plusieurs coins mobiles. Néanmoins, pour ne pas porter un tort de dernière heure aux constructeurs de voitures, la Jante Vinet amovible ne fait pas de saisie, comme elle en aurait le droit, à ses risques et périls..
La Conférence Internationale
Circuit de la Sarthe, 25 juin (par dépêche d’un de nos envoyés spéciaux).
— La conférence pour la Coupe Gordon Bennett n’a commencé qu’à 5 heures. Je vous envoie la liste des représentants telle que je l’ai relevée sur la feuille de présence.
France. — Baron de Zuylen, marquis de Dion, René de Knyff.
Allemagne. — Comte Sierstorpff, baron Schwinck.
Amérique. — Howard-Johnson, Hogam.
Autriche. — Fasbender.
Belgique. — Comte Steen de Jehay, Pierre de Crawhez, Alfred Goldschmidt, P. d’Aoust.
Hollande. — F. Hombach.
Italie. — Prince Strozzi, marquis Ferrero di Vintimiglia, marquis di Soragua.
A. C. Magyar. — De Kritztenkowich, de Forley, baron Born.
Portugal. — Comte d’Olivaes, de Penha Longa.
Suède. — Baron T. Z. Bennett.
Suisse. — Baron Max Von Sulzer, Wart.



modifié par IA
Les Partants et l’ordre des départs
Voici la liste des partants ainsi que leur ordre et leur heure de départ :
1 a. LORRAINE-DIETRICH I (Gabriel) 6
2 a. FIAT 1 (Lancia) 6 1 30
3 a. RENAULT (Sisz) 6 3
4 a. DARRACQ I (Hémery) 6 4 30
5 a. BRASIER I (Baras) 6 6
6 a. MERCEDES I (Jenatzy) 6 7 30
7 a. GOBRON I (Rigoly) 6 9
8 a. ITALA (Cagno) 6 10 30
9 a. GREGOIRE (Taveneaux) forfait.
10 a. PANHARD-LEVASSOR (Heath) 6 IB 30
11 a. VULPES (Barriaux) forfait.
12 a. HOTCHKISS (Le Blon) 6 16 30
13 a. BAYARD-CLEMENT I (A. Clément) 6 18
1 b. LORRAINE-DIETRICH II (Rougier) 6 19 30
2 b. FIAT II (Nazzaro) 6 21
3 b. RENAULT II (Edmond) 6 22 30
4 b. DARRACQ (Wagner) 6 24
5 b. BRASIER II (Barillier) 6 25 30
6 b. MERCEDES (Mariaux) 6 27
8 b. ITALA II (Fabry) 6 28 30
9 b. GREGOIRE II (Civelli de Bosch) 6 30
10 b. PANHARD-LEVASSOR II (Tart) 6 31 30
12 b. HOTCHKISS II (Salleron) 6 33
13 b. BAYARD-CLEMENT II (Villemain) 6 34 30
1 c. LORRAINE-DIETRICH III (Duray). 6 36
2 c. FIAT III (Weillschott) 6 37 30
3 c. RENAULT III (Richez) 6 39
4 c. DARRACQ III (Hanriot) 6 40 30
5 c. BRASIER III (Pierry) 6 42
6 c. MERCEDES 111 (V. Florio) 6 43 30
8 c. ITALA III (de Caters) 6 43
10 c. PANHARD-LEVASSOR III (Teste) 6 46 30
12 c. HOTCHKISS III (F. Shepard) 6 48
13 c. BAY.-CLEMENT III (de la Toul.) 6 49 30
Rappelons que la course partira à 6 heures du matin et sera arrêtée à 5 heures de l’après-midi et que Les concurrents ayant terminé dans ce délai repartiront le 27 à l’intervalle de temps qui les aura séparés la veille les uns des autres. Exemple : Si le vainqueur de la première journée a mis 6 heures, il repartira le lendemain premier à 6 heures du matin : si le second a mis 6 h. 12, il repartira le lendemain second à 6 h. 12 du matin.
Les Poids
Voici les poids des véhicules pesés :
1 a. LORRAINE-DIETRICH (Gabriel) 995 kil.
2 a. FIAT I (Lancia) – 1.006 —
3 a. RENAULT I (Szisz) – 990 —
4 a. DARRACQ I (Hémery) 994 —
5 a. BRASIER I (Baras) 1.007 —
6 a. MERCEDES I (Jenatzy) 1.007 —
7 a. GOBRON I (Rigoly) 1.003 —
8 a. ITALA I (Cagno) 1.006 —
9 a. GREGOIRE 1 (Taven.) (Forfait).
10 a. PANHARD-LEVASSOR I (Heath). 1.004 —
11 a. VULPES I (Barriaux) (Forfait).
12 a. HOTCHKISS I (Le Blon) 1.007 —
13 a. BAYARD-CLEMENT I (A. Clém.) 1.004 —
1 b. LORRAINE-DIETRICH II (Roug.). 999 —
2 b. FIAT II (Nazzaro) 1.006 —
3 b. RENAULT II (Edmond) 989 —
4 b. DARRACQ II (Wagner) 1.004 —
5 b BRASIER II (Barillier) 1.007 —
6 b. MERCEDES (Mariaux) 1.007 —
8 b. ITALA II (Fabry) 1.007 —
9 b. GREGOIRE II (Civelli de Bosch) 886 —
10 b. PANHARD-LEVASSOR II (Tart). 1.007 —
12 b. HOTCHKISS II (Salleron) 1.007 —
13 b. BAYARD-CLEMENT II (Vilemain) 1.007 —
1 c. LORRAINE-DIETRICH III (Duray) 1.007 —
2 c. FIAT III (Weillschott) 1.007 —
S c. RENAULT III (Ricbez) 1.001 —
4 c. DARRACQ III (Hanriot) 1.007 —
5 c. BRASIER III (Pierry) 1.007 —
6 c. MERCEDES III (V. Florio) 1.004 —
8 c. ITALA HI (de Caters) 1.007 —
10 c. PANHARD-LEVAS. III (Teste) 1.004 —
12 c. HOTCHKISS III (F. Shepard) 1.003 —
13 c. BAY.-CLEMENT III (de la Toul.) 1.005 —
Pesée avec antidérapants, la voiture de Gabriel est à 1,007 kilos.
Les Pneumatiques
Voici les pneumatiques que porteront les voitures. En l’occurrence, ce détail est particulièrement intéressant
1 a. Lorraine-Diétrich I (Gabriel) – Michelin
2 a. Fiat I (Lancia) – Michelin
3 a. Renault I (Sisz) – Michelin
4 a. Darracq I (Hémery) – Dunlop
5 a. Brasier I (Baras) – Continental
6 a. Mercédès I (Jenatzy) – Continental
7 a. Gobron I (Rigoly) – Le Gaulois
8 a. Itala I (Cagno) – Michelin
9 a. Grégoire I (Taveneaux) – Continental
10 a. Panhard-Levassor I (Heath) – Michelin
11 a Vulpès (Barriaux) – Dunlop
12 a. Hotchkiss I (Le Blon) – Michelin
13 a. Bay.-Clément I (A. Clément) – Dunlop
1 b. Lorraine-Diétrich II (Rougier) – Continental
2 b. Fiat II (Nazzaro) – Michelin
3 b. Renault II (Edmond) – Michelin
4 b. Darracq II (Wagner) – Continental
5 b. Brasier II (Barillier) – Continental
6 b. Mercédès (Mariaux) – Continental
8 b. Itala II (Fabry) – Michelin
9 b. Grégoire II (Civelli de Bosch) – Continental
10 b. Panhard-Levassor II (Tart) – Michelin
12 b. Hotchkiss II (Salleron) – Michelin
13 b. Bay.-Clément II (Villemain) – Dunlop
1 c. Lorraine-Diétrich III (Duray) – Michelin
2 c Fiat III (Weillschott) – Michelin
3 c. Renault fil (Richez) – Michelin
4 c. Darracq III (Hanriot) – Continental
5 c. Brasier III (Pierry) – Continental
6 c Mercédès III (V. Florio) – Continental
8 c Itala III (de Caters) – Michelin
10 c Panhard-Levassor III (Teste) – Michelin
12 c. Hotchkiss III (F Shepard) – Michelin
13 c. Bay.-Clément III (de la Toul.) – Michelin
Le mécanisme de la course
Est-il utile de rappeler les très heureuses dispositions adoptées par la Commission sportive pour faire disputer le Grand Prix de l’Automobile Club de France de la façon la plus sérieuse et la plus probante au point de vue de la valeur des voitures concurrentes, et en même temps de la manière la plus claire pour les spectateurs?
Il semble que la formule de course en deux journées ait résolu le double problème.
Le circuit de la Sarthe a une longueur de 103 kil. 180 m. qui seront couverts six fois, sans aucune neutralisation, sans aucun arrêt de ré espacement.
Partez ! Arrivez l Et c’est tout.
On conçoit donc aisément le terrible travail auquel seront soumis les moteurs, obligés de donner de bout en bout sur d’énormes lignes droites propices aux plus grandes vitesses.
Nous retrouvons donc ainsi la formule très claire du Circuit des Ardennes, avec un classement qui n’oblige plus à de longs et minutieux calculs.
Mais il y a mieux encore. Lorsque les voitures auront terminé la première journée de course, telles seront immédiatement enfermées dans des boxes étroitement gardés. EL le lendemain matin, c’est de ce box qu’elles prendront leur départ réel.
La barrière qui séparera le conducteur et son mécanicien de l’engin encore endormi ne sera levée qu’au moment où le chronométreur donnera le signal du départ.
Et ce départ sera pris successivement par les concurrents dans l’ordre de leur classement réel de la première journée, à des intervalles de temps qui seront ceux les séparant dans ce premier classement.
C’est dire que pendant toute la seconde journée du Grand Prix les concurrents occuperont toujours, pendant les six tours, leur place réelle dans la course. Le premier qui passera devant nous au premier, au deuxième ou au cinquième tour sera bien le vrai premier, et lorsqu’une voiture coupera première la ligne d’arrivée du sixième tour (ou plus exactement du douzième tour) ce sera, sans qu’il soit nécessaire de faire le plus petit calcul, ce sera bien celle-là qui aura gagné le Grand Prix de l’A.C.F.
Il est donc impossible de rêver rien de plus lumineusement simple.
Ajoutons enfin, pour mémoire, que cette année le conducteur et son mécanicien seront astreints à opérer eux-mêmes tous les changements de pneumatiques, à faire eux-mêmes les réparations nécessaires. En dehors des concurrents, il n’y aura plus personne, absolument personne sur la route.
Deux postes officiels de ravitaillement, l’un en face des tribunes, l’autre à la sortie de Saint-Calais, permettront au conducteur et à son mécanicien de se réapprovisionner d’essence, d’huile et de pneumatiques.
Voilà comment sera disputé le premier Grand Prix de l’Automobile Club de France, la plus belle épreuve du genre qui ait jamais été organisée, puisqu’elle réunit à la fois le lot des anciennes Eliminatoires française et celui d’une Coupe Gordon Bennett qui verrait l’Italie mettre en ligne non plus seulement trois, mais six voitures représentant deux grandes marques qui ont déjà bien gagné leurs galons.
Géo LEFEVRE
Photos page 1.
SZISZ (Renault) – ALBERT CLEMENT (Bayard-Clément 1) – LE BLON (Hotchkiss 1) – TESTE (Panhard-Levassor I) – JENATZY (Mercédès I) – BARAS (Brasier I) – TESTE (Panhard-Levassor I)
Un virage après la Ferté-Bernard (Cliché Rol.)
VOITURE ITALA
cylindres verticaux séparés de 180-145, magnéto Simms-Bosch, radiateur nid d’abeilles Mégevet, roues en bois, cardan, graissage par chaîne à godets. – Conducteurs : Cagno, de Caters, Fabry.
VOITURE FIAT
4 cylindres verticaux de 180-160 fondais par paires, magnéto Simms-Bosch, radiateur nid d’abeilles Mégevet, roues en bois, quatre vitesses, chaînes, suspension Truffault, roulements à billes D. W.F. — Conducteurs : Lancia, Nazzaro, Weillschott.
VOITURE RENAULT FRERES
4 cylindres verticaux de 185-150 tondus par paires, magnéto Simms-Bosch. radiateur Renault, roues en bois, trois vitesses, cardan, amortisseurs Renault, roulements à billes D.W.F. – Conducteurs : Sisz, Edmond, Richez.
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