On 3-4 June 1900, the Bordeaux-Périgeux-Bordeaux race was held for the third time. Both earlier races were won won by Barbereau. Now, raced over two stages back and forth, it was won by Alfred Velghe (“Levegh”) in a Mors with an average speed of about 78 kmh. On the first stage even, he averaged no less than some 83 kmh! An absolute maximum for the vehicles with suspenions and tyres with those-days technology on roads of 1900. It was in fact the highest speed realized to date, which was also enabled by the relative short distance. Anyhow, engine-, vehicle- as well as tyre technology all became a terrific development “boost”. One only could wonder, where to that finally would lead. Sadly it would last only three years before this became clear: in Bordeaux. What horrific coincidence. (Translation included at the end.)


Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr – Texte et photos compilé par motorracinghistory.com
La Vie au Grand Air – No. 92, 17 Juin 1900
LA COURSE BORDEAUX-PÉRIGUEUX-BORDEAUX – TOUJOURS PLUS OULTRE !
Paris restant toujours, ou à peu près, sous le régime d’interdiction des grandes courses, les meetings de province ont pris, cette année, une importance plus grande que jamais.
C’est ainsi que l’annuel meeting automobile de Périgueux qui, jusqu’ici, avait été plutôt local et avait été, en 1899, gagné par un champion de Bordeaux, M. Barbereau, devint cette année un rendez-vous de tous les grands chauffeurs parisiens.
Trois d’entre eux seuls n’y vinrent pas : MM. René de Knyff’, Charron et Girardot, les trois champions de la France dans la Coupe Gordon-Bennet. La Coupe devant, en théorie, se disputer le 14 juin, et le meeting de Périgueux devant durer jusqu’au 5, il était à craindre que leurs véhicules ne fussent plus prêts pour la Coupe après les fatigues immanquables de deux journées de courses.
Il est d’ailleurs probable que la présence des trois leaders de la grande marque n’aurait pas changé le résultat, au moins pour la place de premier.
C’est Levegh, en effet, qui l’a emporté dans le temps merveilleux de quatre heures une minute pour 318 kilomètres, ce qui donne une vitesse moyenne de plus de 79 kilomètres à l’heure, si l’on songe que le parcours comprenait 18 kilomètres de pavés, et de pavés si mauvais qu’on les évite dans l’itinéraire de Bordeaux-Paris.
D’ailleurs, sur la meilleure partie du parcours, Levegh a pu faire la moyenne fantastique de 83 kilomètres à l’heure !
On commence à se prendre la tête dans les mains et à se demander où l’on va s’arrêter dans cette infernale progression. MM. de Knyff, Charron et Girardot auraient-ils pu, cette fois, faire mieux que Levegh? C’est évidemment la question du jour. Car ils vont se mettre en ligne dans la Coupe Gordon-Bennet et là Levegh ne les rencontrera point, puisqu’il n’a pas été qualifié pour défendre nos couleurs.
Or il s’est trouvé, dans les courses de Périgueux, une voiture dite de la Coupe, et exactement du même type que celle des trois mousquetaires. Il a été fait six voitures de ce modèle, trois pour René de Knyff, Charron et Girardot, nos tenants; trois pour Giraud, le baron de Périgord et Chasseloup-Laubat. C’est une de ces voitures, en lesquelles nous voulions voir le type le plus rapide, qui a été battue de onze minutes par Levegh. Si, comme on nous l’assure, les six voitures, sont absolument identiques, Giraud est un conducteur qui a fait assez de preuves pour qu’on ne lui prenne pas onze minutes sur 300 kilomètres avec la même voiture que la sienne, qui n’a eu aucune panne en cours de route.
C’est ce qui autorise à croire qu’en tout état de cause, et quels que fussent ses adversaires, Levegh aurait triomphé. C’est donc lui qui, à l’heure actuelle, et à la veille de la fameuse Coupe, possède l’engin le plus rapide, et il se trouve éliminé de la course par un simple vote, ce qui est peut-être insuffisant dans des questions où il- ne faudrait voir que le résultat.
La voiture de Levegh est une Mors à quatre cylindres, comme les voitures de la Coupe, et elle a l’allumage électrique bien connu de Mors, pourvu d’une coupe à circuit qui l’interrompt et évite le débrayage toujours brutal. Cet embrayage agit par extension et non par poussée progressive, ce qui le rend plus mécanique et moins incertain.
Il y a quatre échappements et quatre aspirations — un seul dans les voitures de la Coupe. Le reste est du type classique : vitesses par engrenages qui se déplacent parallèlement, et transmission par chaînes.
En somme, un superbe engin de course, qui montre que, quoi qu’on en ait dit, la question de l’évolution des moteurs n’est pas encore résolue et que la première place n’est encore acquise à personne définitivement. C’est le plus bel éloge qu’on puisse faire d’un véhicule d’aujourd’hui.
GEORGES PRADE.


Photos.
À gauche: 82 KILOMÈTRES 357 A L’HEURE – telle est la vitesse moyenne obtenue par M. Levegh, gagnant de la course Bordeaux-Périgueux et retour, dont nous donnons ci-dessus le portrait, dans la première partie du parcours, Bordeaux-Périgueux. 116 kilomètres en 1 h. 24 m. 35 s. Voiture Mors, pneumatiques Michelin. C’est la plus grande vitesse obtenue jusqu’à ce jour sur route par un véhicule quelconque. — Voir page 522 l’article de notre collaborateur G. Prade.
À droite: M. Versein, le gentleman chauffeur bordelais bien connu, gagnant de la médaille de l’Automobile-Club Bordelais, voiture munie de pneus Michelin.
Photos gallica.bnf.fr, modifié par IA.
En plus sur page 522.
M. Cormier, gagnant de la catégorie des motocycles., couvrant la distance Bordeaux-Périgueux et retour (260 kil.), en 4 h. 27 m. 19 s. sur son tricycle MaTot et Gardon, muni de pneumatiques Vital.
Giraud et de Bostwlck dans un virage de la côte du pont de Terrasson à Ambarès, 8 kilomètres avant l’arrivée à Bordeaux (Giraud à la corde). Au premier plan, le Dr Fage, délégué du T. C. F., tient son drapeau vert. (Cliché J. V. R.).
M. de Bostwick, 3e de la catégorie des voitures en 4 h. 18 m. 6 s. Voiture munie de pneus Michelin. (Clichés Portas.)
Translaton by DeepL deepl.com
THE BORDEAUX-PÉRIGUEUX-BORDEAUX RACEGOING FURTHER AND FURTHER!
With Paris still—or more or less—under a ban on major races, provincial events have taken on greater importance than ever this year.
Thus, the annual Périgueux automobile meet—which, until now, had been a rather local event and had been won in 1899 by a champion from Bordeaux, Mr. Barbereau—became this year a gathering of all the great Parisian drivers.
Only three of them did not attend: Messrs. René de Knyff, Charron, and Girardot—the three French champions in the Gordon-Bennet Cup. Since the Cup was, in theory, scheduled for June 14, and the Périgueux meet was set to last until the 5th, there was concern that their vehicles might not be ready for the Cup after the inevitable strain of two days of racing.
It is also likely that the presence of the three leaders of the major brand would not have changed the outcome, at least as far as first place was concerned.
It was Levegh, in fact, who won in the remarkable time of four hours and one minute for 318 kilometers, which works out to an average speed of over 79 kilometers per hour—especially considering that the route included 18 kilometers of cobblestones, and cobblestones so bad that they’re avoided on the Bordeaux-Paris route.
Moreover, on the best part of the course, Levegh managed to achieve a fantastic average of 83 kilometers per hour!
People are starting to wring their hands and wonder where this relentless progress will end. Could Messrs. de Knyff, Charron, and Girardot have done better than Levegh this time? That is, of course, the question of the day. For they are set to compete in the Gordon-Bennet Cup, and Levegh will not face them there, since he did not qualify to represent our country.
However, during the races in Périgueux, a so-called “Cup” car appeared—exactly the same type as that of the three musketeers. Six cars of this model were built: three for René de Knytl, Charron, and Girardot—our defending champions—and three for Giraud, the Baron de Périgord, and Chasseloup-Laubat. It was one of these cars—which we had hoped would be the fastest of the bunch—that was beaten by Levegh by eleven minutes. If, as we are assured, the six cars are absolutely identical, Giraud is a driver who has proven himself sufficiently that no one could have beaten him by eleven minutes over 300 kilometers in the same car as his, which suffered no breakdowns along the way. This leads one to believe that, in any case, and regardless of who his opponents might have been, Levegh would have triumphed.
So it is he who, at present, and on the eve of the famous Cup, possesses the fastest car, and yet he finds himself eliminated from the race by a simple vote—which may be insufficient in matters where one should consider only the result.
Levegh’s car is a four-cylinder Mors, like the Cup cars, and it features Mors’s well-known electric ignition, equipped with a circuit breaker that cuts off the power and prevents the clutch from disengaging abruptly. This clutch operates by extension rather than by gradual pressure, which makes it more mechanical and less unreliable.
There are four exhaust pipes and four intake manifolds—whereas Cup cars have only one. The rest is of the classic type: gears that shift in parallel, and chain drive.
All in all, a superb racing machine, which shows that, whatever may have been said, the question of engine development is not yet settled and that first place is not yet definitively secured by anyone.
That is the highest praise one can bestow on a vehicle today.
GEORGES PRADE.
Photos.
Left: 82 KILOMETERS 357 PER HOUR—that is the average speed achieved by Mr. Levegh, winner of the Bordeaux-Périgueux round-trip race, whose portrait is shown above, during the first leg of the route, Bordeaux to Périgueux. 116 kilometers in 1 hour. 24 min. 35 sec. Mors car, Michelin tires. This is the highest speed achieved to date on a public road by any vehicle. — See page 522 for the article by our contributor G. Prade.
Mr. Versein, the well-known gentleman driver from Bordeaux, winner of the Automobile-Club Bordelais medal, in a car fitted with Michelin tires.
Photos gallica.bnf.fr, modified by AI.
Page 522.
Mr. Cormier, winner of the motorcycle category, covering the round-trip distance from Bordeaux to Périgueux (260 km) in 4 h 27 m 19 s on his MaTot and Gardon tricycle, equipped with Vital tires.
Giraud and de Bostwick in a curve on the slope leading to the Terrasson Bridge in Ambarès, 8 kilometers before the finish line in Bordeaux (Giraud on the inside). In the foreground, Dr. Fage, delegate of the T.C.F., holds his green flag. (Photo by J.V.R.).
Mr. de Bostwick, 3rd in the car category with a time of 4 h. 18 m. 6 s. Car fitted with Michelin tires. (Photos by Portas.)





