In 1908, the first American Grand Prix was run, for which Savannah, Georgia got the credits. In view of the European automotive industry and hence some magazines, this event really bore quite some interest. In this article of the French magazine La Vie au Grand Air, first the background of European interest is explained.The aim of the A.A.A (American Automobile Assiciation) was to match both the Vanderbilt Cup with the now new Grand Prize as being a boost for the American automotive industry. This one still lagged behind on it’s European counterpart. (A sutuation that would only last till the Great War). In the second part, the excellent condition of the road course as well as the organisation is praised. Throughout, the importance of this Grand Prize for the European automotive industry is stretched, an issue that we’ll encounter in more European magazines. (Translation separately).



Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais – gallica.bnf.fr Texte et photos compilé par motorracinghistory.com
La Vie au Grand Air – 14e Année, No. 519, 29 août 1908
LE GRAND PRIX D’AMÉRIQUE
Par C. FAROUX
L’Automobile Club d ‚Amérique organise, le 26 novembre prochain, sur le Circuit de Savannah, une grande épreuve internationale, pour laquelle sera mis en vigueur le règlement du Grand=Prix de Dieppe – Disparition de la Coupe Vanderbilt, qui est disqualifiée
LES États-Unis ont toujours été les fidèles clients de nos grandes marques d’automobiles. L’an dernier encore, plus de douze cents voitures d’origine française acquittaient leurs droits d’entrée à la douane de New-York, et comme il s’agit, dans la quasi-totalité, de voitures de luxe dont la puissance moyenne est aux environs de 35 chevaux et dont le prix peut être évalué à 20.000 francs l’une, on voit que les Yankees sont actuellement tributaires de 1 industrie automobile française pour une somme annuelle de 25 millions de francs. Joignez à cela que les Américains limitent leurs achats d’une manière à peu près exclusive, à une douzaine de nos grandes marques, et vous comprendrez aisément qu’une épreuve internationale de vitesse organisée officiellement en Amérique soit, par avance, assurée de la participation effective des grandes marques européennes.
C’est ce qui a fait jusqu’ici le succès de la Coupe Vanderbilt ; c’est également ce qui va amener sa disparition. Ces deux affirmations, quelque peu contradictoires, demandent des éclaircissements.
La discorde en Amérique
Pour bien comprendre la situation, un rapide préambule est nécessaire. Il y a, aux États-Unis comme partout ailleurs, plusieurs automobile-clubs régionaux : un seul d’entre eux, considéré comme mandataire des autres, était représenté à la Fédération Internationale des, Automobile-Clubs, qui groupe les dirigeants sportifs de tous les pays automobiles. C’est ainsi, par exemple, que la Fédération reconnaît en Italie le seul Automobile-Club de Turin, le plus ancien et le plus prospère ; c’est ainsi également que la même Fédération reconnaît aux Etats-Unis le seul Automobile-Club de New-York, qui est également le plus ancien et le plus prospère.
On comprend aisément que celte entente générale entre les divers pouvoirs sportifs nationaux ne saurait avoir que d’heureux résultats, dont le moindre n’est pas l’unification des règlements de courses, obtenue l’an dernier à la suite du Congrès historique d’Ostende. Tout alla bien partout, sauf en Amérique, et par la faute de la turbulente American Automobile Association.
L ‚American Automobile Association, l’A. A. A., — les 3 A, comme on l’appelle là-bas, — n’est pas autre chose qu’un vaste trust de l’automobile habilement combiné sous une innocente apparence sportive d’un groupement de clubs automobiles et qui, en englobant la totalité des clubs locaux de tous les Etats de l’Amérique du Nord, prétendait n’agir ainsi que pour faciliter toutes choses les sortissant du domaine de l’automobile.
En réalité, l’A. A. A. ne visait qu’à encercler les clubs de toute la contrée pour imposer ensuite des règlements de course qui, mis en application, auraient pratiquement interdit à tout industriel européen de participer à une course quelconque sur le sol yankee, ou auraient mis sa voiture dans l’impossibilité de faire bonne figure à côté des clous brillants d’Amérique. Rappelez-vous l’histoire récente du Briarclff-Trophy, où, aux termes d’un article du règlement imposé par l’A. A. A. en échange de sa subvention :
« Nul chauffeur ou conducteur non citoyen des Etats-Unis ne pouvait être admis à tenter l’épreuve. »
Les journaux protestèrent avec force contre cette clause qui, en fin de compte, fut abrogée. Mais l’esprit qui guida cette exclusion a subsisté sous une autre forme dans la prochaine Coupe Vanderbilt. Car, après Ostende, l’A. A. A. clama sur tous les tons : « Qu’avons-nous besoin des règlements européens ? Nous n’avons nul besoin du vieux monde, et puisque la création d’un Grand Prix d’Amérique est décidée selon les vues des clubs d’Europe, dressons contre lui la Coupe Vanderbilt, que nous pourvoirons d’un règlement selon notre cœur. »
Entendez suivant le cœur des constructeurs yankees.
En résumé, cette discorde nous vaudra deux épreuves : l’une, la Coupe Vanderbilt, disqualifiée partout et condamnée à n’avoir qu’un caractère exclusivement national; l’autre, le Grand Prix de Savannah, qui aura un retentissement mondial et qui sera pour l’industrie française, nous voulons l’espérer, une belle revanche de la défaite subie à Dieppe. Nous nous occuperons donc seulement du Grand Prix de l’Automobile Club d’Amérique.
Le circuit projeté est idéal comme tracé et comme sol
Nous l’avons dit, es le règlement Grand Prix de l’A.C.A. est même que celui du Grand Prix de l’A.C.F., et ce sont les voitures de Dieppe qui se retrouveront aux prises à Savannah. Le circuit, dont le développement est de 43 kilomètres 020, doit être couvert quinze fois, ce qui fait que les concurrents auront à parcourir une distance totale de 650 kilomètres environ. La route sera gardée militairement, et a d’ailleurs été préparée avec le plus grand soin pour cette épreuve, que l’Automobile Club d’Amérique fera disputer chaque année.
Quant à l’organisation, elle sera tout simplement splendide.
Comment pouvons-nous l’affirmer, direz-vous ? C’est qu’il y a un précédent. Sur ce même Circuit de Savannah, en effet, s’est disputé, au printemps dernier, le Briarcliff.
Trophy, dont la Vie au Grand Air a donné un compte rendu illustré, qui a vu triompher une Isotta-Fraschini. Incidemment, demandez donc aux grands constructeurs de Milan s’ils ont eu à s’en repentir. Leur exportation américaine a tout simplement quadruplé en moins de trois mois.
Or, ce Briarcliff Trophy donna matière à une organisation digne en tous points de la vieille Europe. Route admirablement goudronnée, préparée soigneusement par les prisonniers nègres, surveillée par la troupe le jour de l’épreuve, et route large, très large, comme on le verra par les photographies que nous publions. Nulle part la largeur utile de la route n’est inférieure à dix mètres et le bombement de la chaussée est nul. L’autodrome rêvé.
Les partants probables.
D’une enquête à laquelle nous nous sommes récemment livrés auprès des constructeurs européens, il résulte que le Grand Prix d’Amérique aura pour cette première année, une portée considérable.
Nous avons, au surplus, expliqué à nos lecteurs pourquoi il importait aux principaux exportateurs du vieux monde de s’essayer dans l’épreuve patronnée par l’A. C. A., seule course autorisée. Il nous est agréable de constater que tous les nôtres ont parfaitement compris la situation.
C’est ainsi qu’on peut assurer la participation certaine — et il s’agit, bien en tendu, de participation officielle, — des grandes marques Panhard-Levassor, Renault frères, Bayard-A. Clément et Lorraine-Dietrich.
L’Allemagne enverra deux Mercédès et deux Benz, et l’Italie déléguera Nazarro et Wagner avec deux Fiat. Ce premier Grand Prix d’Amérique est donc assuré du plus brillant succès.
C. FAROUX.




Photos.
Un virage dangereux. La réfection de la route a déjà été commencée. Ce virage est rempierré avant que l’on procède à son premier goudronnage.
La garde du Circuit. La route sera gardée militairement pendant toute la durée de l’épreuve.
Une belle ligne droite. Le Circuit, qui comporte 43 kilom. 020, doit être couvert quinze fois, ce qui donne une distance de 650 kilom. environ.
La ligne d’arrivée. Aspect de la ligne droite dans laquelle s’effectue l’arrivée, un jour de course, l’année dernière, à Savannah.
A translation can be found on a similar page, with the original title, extended by „translation“





