Halfway the race, when the first car arrived in Bordeaux, it showed that the average speed over just a wee bit less than six hundred kilometers, appeared to be some 24 kmh! „What a speed“ as was aclaimed. Who would have beleived that? And, surprisingly, the bicycles could not meet up with that speed over this distance! Such was the astonishment. (Translation included at the end).



Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr
Texte et photos compilé par motorracinghistory, Translation by DeepL deepl.com
Le Figaro — 41e Année, 3e Série, No. 164, Jeudi, 13 juin 1895, page 2
La Course de Voitures Automobiles
La course folle continue, surprenante et passionnante. Le passage de la première voiture à Bordeaux, un deux places à pétrole, a eu lieu hier matin à 10 heures 40 minutes. C’est donc exactement 22 heures 28 minutes pour un parcours de 585 kilomètres, soit du 24 kilomètres 400 à l’heure. Qui l’eût dit? Qui l’eût cru?
Que ceux qui comptaient voir le vainqueur arriver seulement vendredi se hâtent, car il se pourrait bien que le triomphateur de cette étourdissante épreuve paraisse, ce matin, entre neuf et dix heures à la porte Maillot.
Pour donner un coup d’oeil d’ensemble de la course et de la marche des concurrents, voici, résumées, les dépêches que nous avons reçues des différents contrôles
Angoulème. – Le no 5 (Panhard), passe à 5 h. 25 et repart aussitôt. Le n° 45 (Peugeot), à 8 h. 40. – Le no 8 (Peugeot) à 8 h.45. – Le n° 6 (Panhard), arrive à la même heure, mais une avarie, un chien écrasé, une roue cassée, le met en panne. – Le n° 16 (Peugeot), à 11 h. 19. – Le no 28 (Panhard), à 11 h. 45. – Le no 12 (Roger), à 1 h. 18. – Le no 20 (Serpollet), à 3 h. 22. – Le no 7 (Panhard), à 3 h. 35. – Le n° 1 (de Dion), à 6 h. 30 et abandonne. – Le no 14 (bicyclette), à 6 h. 55.
Bordeaux. – Le n° 5 (Panhard) passe à 10h. 38 et repart après un arrêt de 4 minutes. Les allées de Tourny, où se fait le virage, sont noires de monde ainsi que les quais et le pont de la Bastide par où passent les concurrents. Grand enthousiasme. – Le no 15 (Peugeot), à 2 h. 10 et repart après un arrêt d’ une minute. – Le no 8 (Peugeot), à 3 h. 28 et repart aussitôt. – Le no 16 (Peugeot) à 5 h. 23. – Le no 28 (Panhard), à 7 h. 20. – Le no 6 (Panhard), reparti après son accident d’Angoulême, est en réparations à Arveyres. – Le no 12 (Roger), à 9 h. 46 et repart après un arrêt de deux minutes.
Angoulème (retour). – Le no 5 (Panhard) passe à 4 h. 28 soir. – Le no 15 (Peugeot), à 8 h. 15.
Ainsi donc, actuellement, six voitures à pétrole tiennent la tête; la vapeur n’arrive que septième, avec un retard de plus de trois cents kilomètres sur le concurrent de tête. Parmi les pétroliers, ce sont deux voitures à deux places (nos 5 et 15} qui mènent le train, et quel train ! Vient ensuite une voiture à quatre places „(n° 8). C’est celle-ci qui, par suite d’une des conditions du programme et en admettant qu’aucun accident ne vienne entraver sa marche, touchera le montant du premier prix.
Et si cette marche victorieuse enthousiasme tout le monde, il en est pourtant qui sont marris ce sont les coureurs vélocipédistes qui voient avec désespoir que le record Bordeaux-Paris est battu de-plus d’une heure. Qu’ils se consolent cependant la course vélocipédique est une course d’hommes, celle-ci est une course de machines, et la victoire que remporte aujourd’hui l’industrie française vaut bien que les coureurs, comme les autres, y applaudissent sans dépit.
Paul Meyan.
Translation by DeepL.com
THE AUTOMOBILE RACE
The wild race continues, surprising and thrilling. The first car, a two-seater gasoline-powered vehicle, passed through Bordeaux yesterday morning at 10:40 a.m. It took exactly 22 hours and 28 minutes to cover the 585-kilometer route, averaging 24.4 kilometers per hour. Who would have thought? Who would have believed it?
Those who expected to see the winner arrive only on Friday had better hurry, for the victor of this breathtaking race may well appear this morning between 9:00 and 10:00 a.m. at Porte Maillot.
To provide an overview of the race and the competitors’ progress, here is a summary of the dispatches we have received from the various checkpoints
Angoulême. – No. 5 (Panhard) passed through at 5:25 a.m. and left immediately. No. 45 (Peugeot) at 8:40 a.m. – No. 8 (Peugeot) at 8:45 a.m. – No. 6 (Panhard) arrived at the same time, but a breakdown, a dog run over and a broken wheel, left it stranded. – No. 16 (Peugeot) at 11:19 a.m. – No. 28 (Panhard), at 11:45 a.m. – No. 12 (Roger), at 1:18 p.m. – No. 20 (Serpollet), at 3:22 p.m. – No. 7 (Panhard), at 3:35 p.m. – No. 1 (de Dion), at 6:30 a.m., then retires. – No. 14 (bicycle), at 6:55 a.m.
Bordeaux. – No. 5 (Panhard) passes at 10:38 a.m. and departs again after a 4-minute stop. The Allées de Tourny, where the turn is made, are packed with people, as are the quays and the Bastide Bridge, where the competitors pass. Great enthusiasm. – No. 15 (Peugeot), at 2:10 a.m., and departs after a one-minute stop. – No. 8 (Peugeot), at 3:28 a.m., and departs immediately. – No. 16 (Peugeot) at 5:23 a.m. – No. 28 (Panhard) at 7:20 a.m. – No. 6 (Panhard), which had resumed the race after its accident in Angoulême, is undergoing repairs in Arveyres. – No. 12 (Roger), at 9:46 a.m., and sets off again after a two-minute stop.
Angoulême (return). – No. 5 (Panhard) passes at 4:28 p.m. – No. 15 (Peugeot), at 8:15 p.m.
Thus, at present, six gasoline-powered cars are in the lead; the steam-powered car is only in seventh place, trailing the leader by more than three hundred kilometers. Among the gasoline-powered cars, two two-seaters (Nos. 5 and 15) are leading the pack, and what a pace! Next comes a four-seater (No. 8).
It is this car that, in accordance with one of the conditions of the program and assuming no accident hinders its progress, will claim the first-place prize.
And while this victorious run has everyone thrilled, there are nevertheless some who are disheartened, namely, the bicycle racers, who watch in despair as the Bordeaux-Paris record is broken by more than an hour. Let them take comfort, however: bicycle racing is a race of men, while this is a race of machines, and the victory won today by French industry is well worth the cyclists, like everyone else, cheering it on without resentment.
Paul Meyan.





