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La Course des Voitures Automobiles – Le Figaro – 16 June 1895

At the end of the race, there are doubts whether the steamers, who were „defeated“ quite clear, would have no future. „He who can do the more can do the less“ was the word to conclude that now, the „sans chevaux“ were within every one’s reach. (Translation included at the end).

Avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf.fr
Texte et photos compilé par motorracinghistory, Translation by DeepL deepl.com
Le Figaro — 41e Année, 3e Série, No. 167, Dimanche, 16 juin 1895, page 2

La Course de Voitures Automobiles

   C’était hier la dernière journée; les cent heures accordées aux concurrents expiraient, en effet, à quatre heures après midi. Le contrôle est néanmoins resté ouvert jusqu’à huit heures du soir, et c’est M. Récopé qui a eu l’honneur de monter la dernière garde, pour recevoir le dernier véhicule en route, le no 46, à M. Michelin, dont le passage à Orléans avait été signalé à 6 h. 10 du matin.
   C’est à peu près à la même heure, à 6 h.15, qu’arrivait à la Porte-Maillot la neuvième voiture, la seule à vapeur qui ait terminé le parcours, le n° 24, à M. Bollée, du Mans. J’ai déjà eu l’occasion de signaler cette voiture, un omnibus à dix places, muni de toutes les commodités possibles, même un W.-C., chargé de pièces de rechange, d’une enclume et de deux bicyclettes destinées à aller chercher du secours en cas d’accident.
   En l’inscrivant dans la course, son propriétaire disait « Mon omnibus date de 1882; aussi n’ai-je aucune prétention au prix, et c’est surtout à titre de comparaison, pour juger des progrès accomplis en treize ans, que je prends part à la course. »
   Eh bien, c’est encore lui le seul qui soit arrivé au bout, dans les délais fixés, et marchant à une moyenne de treize kilomètres environ à l’heure.
   Est-ce à dire que la défaite de la vapeur, dans cette rude épreuve, est irrémédiable et que l’on ’n’en pourra pas rappeler? Non, assurément; et je demeure persuadé que si les partisans de la vapeur n’ont pas mieux réussi, c’est qu’ils ne s’étaient‘ pas suffisamment préparés et que leurs véhicules n’avaient pas subi-des essais suffisants.
   La voiture de M. de Dion, par exemple, avait déjà pris une avance assez importante, lorsqu’à Vouvray est survenu t’accident qui l’a mise hors de combat. Sans cette avarie grave, nous, aurions assisté certainement à une lutte émouvante, et peut-être l’ordre d’arrivée se serait trouvé modifié.
   En résumé, dix voitures sur vingt ont terminé le parcours, dans les conditions si dures et si difficiles du programme qui leur avait été imposé. C’est une moyenne superbe et qui ferme victorieusement la bouche aux pessimistes“ de la veille.
   Qui peut le plus peut le moins; la course de Bordeaux-Paris a prouvé que la voiture sans chevaux est désormais à la portée de tous et qu’avec un règlement moins exigeant, c’est vingt sur vingt qui seraient revenus au point de départ.
Paul Meyan.

Translation by DeepL.com
THE AUTOMOBILE RACE
   Yesterday was the final day; the 100 hours allotted to the competitors were set to expire at 4:00 p.m. The checkpoint, however, remained open until 8:00 p.m., and Mr. Récopé had the honor of standing the last watch to receive the final vehicle still on the road, No. 46, driven by Mr. Michelin, whose passage through Orléans had been reported at 6:10 a.m.
   At roughly the same time, at 6:15 a.m., the ninth vehicle arrived at Porte-Maillot, the only steam-powered one to complete the course, No. 24, driven by Mr. Bollée of Le Mans. I have already had occasion to mention this vehicle, a ten-seat omnibus equipped with every possible convenience, even a toilet, and loaded with spare parts, an anvil, and two bicycles intended to fetch help in the event of an accident.
   When entering it in the race, its owner said, “My omnibus dates from 1882; therefore, I have no claim to the prize, and it is mainly for the sake of comparison, to assess the progress made over the past thirteen years, that I am taking part in the race. ”
   Well, it was once again the only one to reach the finish line within the set time limit, traveling at an average speed of about thirteen kilometers per hour.

   Does this mean that steam’s defeat in this grueling test is irreversible and that there’s “no turning back”? No, certainly not; and I remain convinced that if the steam advocates did not fare better, it is because they had not prepared sufficiently and their vehicles had not undergone adequate testing.
   Mr. de Dion’s car, for example, had already built up a fairly significant lead when, at Vouvray, the accident occurred that put it out of commission. Had it not been for that serious breakdown, we would certainly have witnessed a thrilling contest, and perhaps the order of finish would have been different.
   In short, ten out of twenty cars completed the course, under the harsh and difficult conditions of the program imposed upon them. This is a superb average that triumphantly silences the “pessimists” of the previous day.
   He who can do the more can do the less; the Bordeaux-Paris race has proven that the horseless carriage is now within everyone’s reach and that, with less demanding regulations, all twenty cars would have returned to the starting point.
Paul Meyan.