The first ever French Grand Prix on the la Sarthe circuit was extensively reported by many French automotive magazines. So too, La Vie illustrée, dedicating two articles to that event. This first one, covers informations on the course itself (consisting mainly of open roads) as well as it’s construction work, A part of the course ran through a lightly swamped area, hence the road was reinforced by means of wooden planks. It is even mentioned proudly that, only some days nefore the event, no less than 34 cars are enlisted to participate, bearing in mind that this two-day event will cover a total distance of something more than 1200 kilometers; similar to the early city-to-city races. (Translation separately).






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La Vie Illustrée, 9e Année, No. 402, 29 juin 1906
LE GRAND-PRIX DE L’A. C. F. — LE CIRCUIT DE LA SARTHE
La Vie Sportive
Le Grand-Prix de l’A. C. F. — Comme la Coupe Gordon-Bennett dont il prend la place, le Grand-Prix de l’A. C. F. constitue la plus grande épreuve automobile de l’année.
Cette fois la bataille sera particulièrement passionnante ; nous ne possédons aucune ligne comparative sur les voitures engagées. Chaque pays, lui-même, ignore ce que valent ses voitures car il n’a pas eu, pour s’en faire une idée, les éliminatoires nationales qui précédaient, jadis, la Coupe Bennett. Il n’y a plus, cette fois, qu’une mêlée internationale où chacun défendra sa chance avec tous les moyens dont il dispose, la France avec dix marques, l’Italie avec deux, l’Allemagne avec une.
Qu’on ne s’étonne donc pas de voir aujourd’hui, la lutte circonscrite entre trois nations, maintenant que la représentation des forces est proportionnelle à la grandeur de l’industrie nationale. Tel qu’il est, le champ est imposant ; il est composé de trente-quatre voitures qui sont : trois Brasier, trois Darracq, trois Lorraine-Dietrich, trois Panhard-Levassor, trois Bayard-Clément, trois Renault frères, trois Hotchkiss, deux Grégoire, une Gobron et une Vulpès pour la France, trois Fiat et trois Itala pour l’Italie et enfin trois Mercédès pour l’Allemagne.
Bien qu’il s’agisse d’une course de vitesse, le parcours est particulièrement long, il n’a pas moins de 1.248 kilomètres qui devront être accomplis, nul ne l’ignore plus, sur le fameux circuit de la Sarthe, dont on a tant parlé et qui mesure cent quatre kilomètres. L’épreuve est répartie en deux journées pendant lesquelles les concurrents auront à boucler douze fois le circuit à raison de six fois par jour.
Mardi, après la première étape, les voitures seront soumises au régime des parcs fermés, qui sera très rigoureusement observé, afin qu’aucun conducteur ou mécanicien ne puisse toucher même à un écrou en dehors du temps de course.
Mercredi matin, leur voiture leur sera rendue juste au moment du départ.
Le premier jour, le départ sera donné dans l’ordre qui a été tiré au sort, comme les années précédentes, et qui est le suivant :
1. Lorraine-Diétrich. — 2. Fiat. — 3. Renault frères. — 4. Darracq. — 5. Brasier. — 6. Vulpès. — 7. Gobron. — 8. Itala. — 9, Grégoire. — 10. Panhard-Levassor. — 11. Vulpès. — 12. Hotchkiss. — 13. Bayard-Clément.
Puis les deuxième et troisièmes voitures de chaque « écurie » partiront après dans le même ordre, mais avec cette différence sur les années précédentes, qu’au lieu d’être numérotées à la suite, elles porteront une initiale A, B ou C qui distinguera chaque « jockey ».
Le second jour, chaque véhicule partira dans son ordre d’arrivée de la veille ; le premier à 6 heures du matin, et les suivants avec autant de minutes de retard, qu’ils en auront perdues au cours de la première étape. Cette méthode permettra de suivre très facilement la course sans avoir à se livrer au travail du calcul des temps qu’on exécute cent fois dans la même journée, si fiévreusement, que personne n’est d’accord.
Il n’est pas nécessaire d’entrer ici dans les détails techniques concernant l’allumage, le régime des moteurs, le refroidissement, etc., qui n’intéresseraient qu’une minorité très restreinte de lecteurs. Il est bon, néanmoins, de donner une ligne générale des voitures engagées, en indiquant leur poids et la puissance de leur moteur. Voici :
———————— POIDS CHEVAUX
Lorraine-Dietrich — 1005 130
Fiat ——————- 995 135
Renault frères —— 985 105
Darracq ————– 860 125
Brasier ————— 1000 105
Mercédès ———— 990 125
Gobron-Brillé ——- 1000 110
Itala —————— 1000 110
Grégoire ————- 750 70
Panhard-Levassor — 1005 130
Vulpès —————- 1000 120
Hotchkiss ————- 1000 125
Bayard Clément —– 1000 125
On remarque que les voitures les plus légères sont les Grégoire, qui n’ont une puissance que de 70 chevaux pour 750 kilog. et les Darracq, qui ont une puissance formidable de 125 chevaux pour un poids de 860 kilog. On est tenté de trouver exagérées et la puissance et la légèreté de ces voitures qui peuvent atteindre certainement des vitesses fantastiques. Heureusement, les voitures de courses construites par M. Darracq ont déjà fait leurs preuves, et l’on peut être rassuré sur leur compte.
Plus encore que la vitesse possible, la vitesse moyenne a une grande importance dans une course aussi longue que celle qui nous occupe, et il nous semble que les moteurs de 100 et 105 chevaux sont d’autant plus suffisants que les moteurs gigantesques ont déjà donné pas mal de déboires à ceux qui en ont essayé.
Contrairement au circuit d’Auvergne, théâtre de la dernière Coupe Bennett, le Circuit de la Sarthe n’est presque exclusivement composé que de lignes droites. La vitesse étant le plus grand facteur de destruction qui soit, on peut s’imaginer combien il sera difficile d’arriver au but sans panne.
Le circuit affecte la forme d’un triangle et la route est si belle qu’on n’y relèverait aucun accident de terrain digne d’être signalé, si l’on n’avait eu l’idée de créer un tournant dangereux en relevant le virage de la Fourche. La route a été réduite en largeur, à l’extérieur, le virage forme un remblai qui tombe à pic et où l’on peut verser, à la corde se trouvent quatre arbres sur lesquels les voitures peuvent se télescoper !
Par contre la route en planches, construite à travers champs, pour éviter Saint-Calais, donne toute satisfaction. Sur toute l’étendue du circuit le goudron a été répandu, ce qui vaut infiniment mieux que le pulveranto dont la poussière nous brûla les yeux en Auvergne.
Victor Lefèvre.




Photos.
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Le vainqueur de la course : Sisz, à Pont-de-Gennes, sur sa voiture Renault, munie de jantes amovibles Michelin
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LE CIRCUIT DE LA SARTHE. — CONSTRUCTION DU VIRAGE RELEVÉ DE LA FOURCHE A LA FERTÉ-BERNARD
LE SEUL VIRAGE DANGEREUX DU CIRCUIT. — LA FOURCHE DE LA FERTÉ-BERNARD
Page 203.
LE CIRCUIT DE LA SARTHE. — FABRICATION DE LA ROUTE EN PLANCHES A SAINT-CALAIS
CONSTRUCTION D’UN TUNNEL SOUS LA ROUTE DU CIRCUIT, PRÈS DU MANS
Page 204.
LE GRAND PRIX DE L’A.C.F. – AVANT LA COURSE
De Paris à Pont-de-Gennes sur un omnibus Darracq-Serpollet : Une halte.
Une innovation au pesage de Pont-de-Gennes : Le poinçonnage des pneus
La route, encombrée par les voitures des touristes, dans la ligne d’arrivée, la vaille de la course.
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LE “ CLOU “ DU CIRCUIT DE LA SARTHE – LE CAMPING DES TOURISTES
Vue générale, d’un campement de chauffeurs dans les bois de sapins de Montfort
Le camping sur le territoire de Pont-de-Gennes – Les cuisines d’un grand campement




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