The French Société Parisienne came up in the end of 1899 with this vehicle, powered by a one-cylinder DeDion-Bouton engine. The engine, the transverse two-speed gearbox and the rigid front axle mounted on a frame that could pivot around the steering center line. She was called the „Victoria Combination“ and should have been manufactured in total about 400-500 times. Maybe not the first, but quite surely one of the earliest front-wheel drive vehicles on the continent.





Avec l’authorisation du Bibliothèque national francais, gallica.bnf.fr.
Text et photos compilé par motorracingistory.com.
Cycle & Automobile, 4e Année, No. 25, 24 Juin 1900
LA VOITURETTE “ VICTORIA COMBINATION
AUJOURD’HUI nous allons entretenir nos lecteurs d’une voiturette qui mérite une mention spéciale et particulièrement élogieuse tant pour son élégance que pour la qualité de ses organes et de son fonctionnement.
C’est de la « Victoria Combination » qu’il s’agit.
En parler est facile, puis qu’elle est une des rares qui se soient imposées à l’attention du public, depuis longtemps, aussi n’allons-nous nous étendre que très sommairement sur son organisme et traiter au point de vue commercial une idée qui ne sera point faite, nous en sommes convaincus, pour déplaire à ceux qui nous lisent, tous se recommandant d’un titre, Agents. Marchands, Représentants, et dont nous résumerons par un mot la signification réelle : Commerçants !
Pour faire du commerce il faut des fonds, beaucoup de fonds, et cela ne suffit quelquefois pas, c’est pourquoi toujours guidés par le désir d’être utiles à nos lecteurs, nous allons dans cet article leur exposer un moyen de réaliser quelques bénéfices sans bourse délier.
La chose est tentante, n’est-ce pas ? Mais avant d’entrer dans déplus amples détails sur notre procédé, nous voulons donner ici même un aperçu de la Voiturette qui pour l’instant nous intéresse tous.
La « Victoria Combination » dont nous publions la photographie est la propriété de la Société Parisienne, 10, avenue de la Grande-Armée, à Paris.
Il y a deux ans environ qu’elle fit son apparition, alors qu’aucun véhicule léger actionné par moteur n’existait encore. Son succès fut immédiat et sa vogue n’a cessé d’aller crescendo, justifiée d’ailleurs par de réelles qualités.
Depuis lors, des modifications successives l’ont amenée au point où elle est aujourd’hui, et de parfaite qu’elle était au début, on peut dire qu’elle est aujourd’hui incomparable.
M. Couturier, le sympathique directeur de la Société Parisienne, a dès le début compris qu’il ne fallait pas s’attarder eu des recherches laborieuses et onéreuses tout à la fois, qu’exige la création d’un moteur nouveau, estimant que l’argent ainsi dépensé et la perte de temps qu’entraîne toujours une mise au point, seraient plus profitables à sa voiturette s’ils étaient consacrés aux différentes améliorations qu’on est toujours appelé à apporter à une création nouvelle.
En cela il n’avait point tort ; il adopta donc le moteur de Dion dont l’éloge n’est plus à faire, connu et apprécié de tous les chauffeurs sans distinction.
La « Victoria-Combination » est une élégante petite voiture à deux places côte à côte, pesant 150 kilos.
La carrosserie est construite par la Maison Alfred Belvallette, un des plus grands noms de la Carrosserie Parisienne.
Les pneumatiques spéciaux sont fabriqués par la Maison Gallus, la grande Marque Française. Ils sont montés sur jantes Westwood, vraies Westwood marquées.
Les pneumatiques extra-forts et en toute première qualité comportent un quadruple entoilage. On doit les tenir très gonflés. Le carburateur est du système Longuemare, breveté S. G. D. G., à niveau constant et à double réchauffeur, avec alimentation automatique.
Ce carburateur améliore le rendement du moteur d’un bon quart de cheval. L’essence est employée en totalité et automatiquement au fur et à mesure des besoins du moteur.
Employer de préférence l’essence minérale du commerce à 700°.
Ce carburateur résiste aux trépidations et ne se dérègle pas sur le pavé ou sur les mauvaises routes. Il se comporte aussi bien en hiver qu’en été et le réglage de la carburation est des plus simples.
La carburation une fois réglée au départ n’a plus besoin d’être modifiée en cours de route. Le réservoir contient 5 litres d’essence, suffisants pour un parcours de 100 kilomètres et 1 litre d’huile.
Changement de vitesse, breveté S. G. D. G., comportant la mise en marche du moteur à la manivelle, embrayage et débrayage, sans descendre et la montée de toutes les côtes.
C’est, on le voit, un véhicule peu encombrant, d’une direction simple, facile, susceptible d’être mis entre toutes les mains.
Son prix est très abordable en un mot pour qui veut la représenter elle devient d’un placement facilement recommandable.
En province, certains Agents ne s’inquiètent peut-être pas assez du profit qu’ils peuvent tirer de la vente des voitures et ceci pour deux raisons : la première doit être mise sur le compte de l’inertie ou de la routine, et la deuxième sur le manque de capitaux disponibles permettant l’exposition permanente d’une voiturette en magasin faute de pouvoir l’acheter.
Nous ne pouvons que déplorer la première raison, mais quant à la seconde, nous avons songé à faciliter à nos lecteurs sinon l’achat mais au moins le bénéfice qu’ils auraient retiré de chacune des voiturettes vendues par eux, s’ils en avaient possédé un spécimen en leur magasin, et voici comment.
Quand de réputation, non sur des racontars, mais d’après des faits probants, l’on est assuré de l’excellent fonctionnement d’un véhicule la besogne d’un intermédiaire est simplifiée et tout bon commerçant n’est pas embarrassé pour faire à un client l’éloge d’un produit, lui faire ressortir ses avantages et démontrer la modicité de son prix.
La chose est facile et présente aux yeux du client d’autant plus d’intérêt et de garanties que le commerçant semble désintéressé dans les appréciations élogieuses qu’il peut donner sur un produit, sur une voiturette par exemple.
Or, en pratiquant ainsi, s’il est intelligent, il se ménage un profit sans bourse de lier ainsi que nous le disions ci-dessus, et nous allons l’expliquer.
En général tout particulier désireux de se rendre acquéreur d’une voiturette, s’entoure de renseignements, les puisant de préférence a la source la plus proche, près de ceux qui sont susceptibles parleur métier de les lui donner et ceux-là sont les Agents, les Représentants, les Fabricants en Cycles et en Autos.
En l’absence de modèles présents, ne pouvant juger de visu, muni de ses renseignements, il se dirige sur Paris, — quand on verse 3.000 francs pour une voiture on ne regarde pas à la dépense d’un voyage — et l’acheteur vient à la source même de la fabrication discuter ses prix et faire son acquisition.
C’est pour cela que le Cycle et Automobile industriels, toujours sur la brèche pour être utile à ses lecteurs, a voulu se rendre compte s’il ne lui était point possible de ménager à ‘intermédiaire, l’Agent en un mot, le bénéfice qu’il aurait retiré d’une voiturette vendue moralement par lui, mais qu’il ne peut livrer à son acheteur faute d’en posséder au moins un type.
Nous avons pleinement réussi tout au moins en ce qui concerne la Victoria Combination voiturette de la Société Parisienne.
Après avoir exposé à son directeur la situation difficile qui était faite à l’Agent au point de vue automobile d’un côté les prix d’achats exigeant un très gros découvert d’un autre les multiples éléments que possède chaque Agent pour guider le client dans l’achat d’une voiturette, nous avons obtenu le résultat suivant qu’aucun de nos lecteurs ne manquera d’apprécier à sa juste valeur :
« Tout Agent qui aura amené ou cru amener un client à l’achat d’une voiturette Victoria Combination n’aura qu’à donner par lettre à la Société Parisienne. 10, avenue de la Grande-Armée, à Paris, le nom de ce client et la remise entière lui sera adressée si l’acquéreur désigné en prend livraison. »
De cette façon, nos lecteurs sont assurés d’être rémunérés des efforts qu’ils auront faits en vue de la vente de cette voiturette, et maintenant que l’accord est arrêté avec la Société Parisienne, nous les engageons à s’entendre sur la remise qui leur sera allouée ainsi que sur les questions de détails qui peuvent les intéresser.
La loyauté delà Société Parisienne est connue depuis sa fondation qui ne date pas d’hier, créée qu’elle fut par son directeur actuel en 1875 ; elle est donc pour nos lecteurs un sur garant des engagements qui seront pris.
Cycle et Automobile Industriels remercie en son nom ainsi qu’en celui de ses lecteurs M. Couturier qui a bien voulu comprendre l’intérêt qu’il y avait pour les Agents à leur ouvrir ce nouvel horizon commercial et acquiescer à cette intéressante combinaison qu’on devrait appeler Commercial Combination, parodiant ainsi le titre de sa voiturette Victoria Combination.
F. Laine.
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