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Le Circuit d’Indianapolis – La Vie au Grand Air – 25 February 1911

The French magazine La Vie au Grand Air published early 1911 an article on the Indianapolis racetrack and writing about its originator, Mr. C. Fisher. Some other race drivers were discussed, as pictures of probably one of the 1910 races were shown.

Texte et jpegs avec l’autorisation du Bibliothèque national francais gallica.bnf fr et compilé par motorracinghistory.com

La Vie au Grand Air, 14e Année, No. 649, 25 Février 1911

LE CIRCUIT D’INDIANAPOLIS

Si les grandes épreuves d’automobiles ont disparu de France, elles sont toujours en honneur en Amérique. Mais la façon dont on les dispute, sur des pistes semblables à des vélodromes, ne doit pas nous les faire regretter

0u sont nos courses d’automobiles d’antan ? Où est-elle cette émulation que provoquait à diverses reprises chaque année l’organisation des meetings ? Il semble que nous ne les reverrons plus ces beaux jours, qui firent tant pour les véhicules mécaniques, relégués maintenant au rang de vulgaire moyen de locomotion. Souhaitons que quelques courageux sportsmen prennent l’initiative de nous ramener à cette époque. Mais cette hypothèse semble des plus problématiques.
   En Amérique, au contraire, il existe d’un bout de l’année à l’autre de nombreuses courses auxquelles prennent part de nombreuses automobiles. Toutefois nous ne pouvons guère envier le sort des spectateurs d’Outre-Atlantique. Il est rare en effet que ces journées ne soient endeuillées par la mort de quelques personnes.
   Pour satisfaire le goût du public, de nombreux autodromes ont été installés de façon à permettre aux assistants de ne perdre aucune des péripéties du parcours. Et, comme ces pistes sont plus aptes aux courses de bicyclettes, c’est vous dire que les victimes ne sont pas rares.

   Le 27 mai sera disputé le Circuit d’Indianapolis. Cette épreuve internationale se courra sur 800 kilomètres et sera dotée de 125.000 fr. de prix. Le premier touchera 50.000 francs, le second 25.000 francs, etc… La piste constitue un circuit fermé de 4 kilomètres, les virages ont un rayon de 500 mètres et une hauteur de 5 mètres. Or, les conditions de l’épreuve exigent une vitesse minimum de 120 kilomètres à l’heure. Le poids de la voiture ne devra pas dépasser 1.050 kilogrammes.
   Vous voyez donc que le danger est assez grand. Sur une piste aussi réduite, où une vitesse de 120 kilomètres est exigée et où le nombre des concurrents n’est pas limité, il est probable que quelques accidents ne seront pas pour nous étonner.

   Et pourtant, selon les nouvelles envoyées d’Indianapolis, les délégués de l’American Road Builder’s Association, après une attentive inspection de la piste, auraient déclaré que c’était là le plus merveilleux et le plus rapide autodrome, qu’il était le mieux construit et le plus scientifiquement conçu de tous ceux qui ont été élevés en Amérique.
   Ce serait d’ailleurs également l’opinion des grands conducteurs qui y auraient conduit leur voiture à des vitesses de plus de 160 kilomètres à l’heure. Ray Harraen, Johnny Aitken, « WildBob » Burman, Louis Chevrolet, Lewis Strang entre autres se sont souvent distingués sur cette piste qu’ils considèrent comme la perfection même.
   Le Circuit d’Indianapolis est destiné à devenir une épreuve classique et les organisateurs ont fait appel aux grandes marques françaises, allemandes et italiennes. Il reste à savoir si celles-ci se laisseront tenter. Un bureau spécial a été établi à Berlin pour assurer les engagements européens. Il est évident qu’outre la beauté du prix, la firme victorieuse trouvera de nombreux clients en Amérique. Seize concurrents sont déjà engagés. Le fameux Louis Strang a le numéro 1. Baldwin, « Happy Johnny » Aitken, le roi des courses sur autodromes sont des partants certains.
   Cette épreuve constituera, sans nul doute, l’une des plus belles qui aient été organisées, tant par la valeur des allocations que par l’originalité du spectacle et l’adresse des conducteurs. Il ne nous reste qu’à souhaiter qu’elle ne soit pas l’une des plus meurtrières.
   Faire du sport est parfait, mais souvent on risque de tuer des conducteurs. Espérons qu’à Indianapolis aucune catastrophe ne sera enregistrée.                 J. M.

Photo descriptions.
Un virage de l’autodrome.
Ce virage a un rayon de 500 mètres et, dans sa partie le plus élevée, e.-t à cinq mètres du sol. La vitesse exigée pour le Circuit d’Indianapolis est de 120 kilomètres minimum à l’heure.
Un départ impressionnant.
Cette épreuve réunit un lot de 22 concurrents au départ. Là, plus de signal de minutes en minutes. Tous partent au même moment. C’est dire que les accidents ne sont pas rares sur de semblables autodromes.
Une arrivée à Indianapolis.
Johnny Aitken, remporte le National, l’une des plus importantes épreuves disputées à Indianapolis. Il passe devant la tribune des juges et de la presse, après avoir triomphé.
Johnny Aitken.Johnny Aitken, surnommé le Chanceux, est un virtuose des courses d’automobiles sur piste grâce à son adresse.
C. B. Baldwin.C. B. Baldwin, l’un des plus réputés conducteurs d’Amérique, courra le Circuit d’Indianapolis.
Carl G. Fisher.Président du Comité organisateur du Circuit d’Indianapolis.

Translated by DeepL.com
Text and jpegs by courtesy of the Bibliothèque national francais gallica.bnf fr and compiled by motorracinghistory.com
THE INDIANAPOLIS CIRCUIT
Although the great automobile races have disappeared from France, they are still held in honour in America. But the way they are run, on velodrome-like tracks, should not make us regret them.
Where are our car races of yesteryear? Where is the emulation that the organisation of meetings used to provoke every year? It looks like we won’t be seeing those good old days, which did so much for mechanical vehicles, now relegated to the rank of a common means of locomotion. Let’s hope that a few brave sportsmen take the initiative to take us back to those days. But this hypothesis seems highly problematic.
   In America, on the other hand, there are numerous races throughout the year in which many cars take part. However, we can hardly envy the fate of spectators on the other side of the Atlantic. It is rare that these days are not mourned by the death of a few people.
   To satisfy the public’s taste, a large number of autodromes have been set up so that spectators do not miss any of the twists and turns of the course. And, as these tracks are more suitable for bicycle racing, casualties are not uncommon.
   The Indianapolis Circuit race will take place on 27 May. This international event will be run over 800 kilometres and will have a prize fund of 125,000 francs. The first place winner will receive 50,000 francs, the second 25,000 francs, etc… The track is a closed circuit of 4 kilometres, the bends have a radius of 500 metres and a height of 5 metres. The conditions of the event require a minimum speed of 120 kilometres per hour. The weight of the car must not exceed 1,050 kilograms.
   So, you can see that the danger is quite great. On such a small track, where a speed of 120 kilometres is required and where the number of competitors is not limited, it is likely that a few accidents will not surprise us.
   And yet, according to the news sent from Indianapolis, the delegates of the American Road Builder’s Association, after a careful inspection of the track, declared that it was the most marvellous and the fastest autodrome, that it was the best built and the most scientifically designed of all those that have been built in America.
This would also be the opinion of the great drivers who have driven their cars there at speeds of over 160 kilometres an hour. Ray Harraen, Johnny Aitken, ‚Wild Bob“ Burman, Louis Chevrolet, Lewis Strang and others have often distinguished themselves on this track, which they consider to be perfection itself.
   The Indianapolis Circuit is destined to become a classic event, and the organisers have called on the major French, German and Italian brands. It remains to be seen whether they will be tempted. A special office has been set up in Berlin to handle the European entries.
It is clear that, in addition to the beauty of the prize, the winning firm will find many customers in America. Sixteen competitors have already signed up. The famous Louis Strang was number 1. Baldwin and ‚Happy Johnny‘ Aitken, the king of autodrome racing, were also among the starters.
   This event will undoubtedly be one of the finest ever organised, in terms of the value of the prize money, the originality of the show and the skill of the drivers. We can only hope that it will not be one of the deadliest.
   Sport is all very well, but there is often a risk of killing drivers. Let’s hope there are no disasters in Indianapolis.

Photo captions.
A curve of the racetrack.
This curve has a radius of 500 meters and, at its highest point, is five meters above the ground. The minimum speed required for the Indianapolis Motor Speedway is 120 kilometers per hour.
An impressive start.
This race brings together a field of 22 competitors at the start. There are signs every minute. Everyone starts at the same time. This means that accidents are not uncommon on racetracks like this.
A finish in Indianapolis.
Johnny Aitken wins the National, one of the most important races held in Indianapolis. He passes in front of the judges‘ and press stands after his victory.
Johnny Aitken. – Johnny Aitken, nicknamed “Lucky,” was a virtuoso of track racing thanks to his skill.
C. B. Baldwin. – C. B. Baldwin, one of America’s most renowned drivers, raced at the Indianapolis Motor Speedway.
Carl G. Fisher. – President of the Indianapolis Motor Speedway Organizing Committee.