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La Course Paris-Madrid – La Locomotion- 30 May 1903

The 1903 Paris – Madrid race, described and commented in this article, cost the lives of many spectators, drivers and mecahnics. And thus, it formed the end of the City-to-City era. „la fête finit ainsi“ = „the party thus ended“ was written. The most well-known driver who came to death was Marcel Renault.

Avec l’authorisation du Conservatoire numérique des Arts et Métiers (Cnum) – https://cnum.cnam.fr
Texte et photos compilé par motorracinghistory.com

La Locomotion 3e Année. — N° 87. – 30 Mai 1903.

PARIS – MADRID

   Nous n’apprendrons rien à aucun de nos lecteurs en écrivant que la course Paris-Madrid, lancée dimanche matin sur sa première étape Versailles-Bordeaux, fut, le soirmême, arrêtée par une dépêche du président du Conseil des ministres, terrifié par les accidents qui venaient de se produire ; et que le gouvernement espagnol, suivant l’exemple du gouvernement français, retira brusquement lui-même l’autorisation donnée aux coureurs de lutter sur son territoire. Tous les journaux du monde certainement ont relaté ces faits.
   Paris-Madrid s’est donc réduit à un Paris-Bordeaux douloureux ; puis les engins sont rentrés à Paris. La fête finit ainsi.
   Paris-Madrid s’annonçait cependant comme une bien superbe bataille ! Il n’est pas, croyons-nous, d’expression plus juste que celle-là pour exprimer ce véritable soulèvement de tout un peuple à l’annonce… d’une simple manifestation sportive !

   Nous sommes, à la Locomotion, par profession et par sentiment, mieux disposés que la plupart des hommes, à croire aux passions sportives. Mais cependant jamais nous n’aurions pu supposer que notre pays fût si vite venu à ce qu’on pourrait appeler la << beauté de l’effort >> qui est l’âme du sport !
   Il faut avoir parcouru l’itinéraire de la course d’un bout à l’autre, comme l’ont lait nos rédacteurs, pour rentrer émerveillé de tant de curiosité et de tant de fièvre ! L’opposition que nous manifestons parfois ici contre les courses d’automobiles désarme un instant, avouons-le, devant une manifestation aussi grandiose de la vigueur de notre industrie ! Et combien ils nous semblent grotesques ou volontairement malfaisants, les publicistes politiques qui crient à la décadence de la France et à l’anéantissement de son énergie historique ! Il n’est certainement pas de spectacle plus réconfortant que ce pays entier se prenant d’enthousiasme non pour un jeu de cirque, mais pour une prouesse uniquement industrielle !
   Cependant, la fin irrémédiable des courses sur route, que les lamentables événements que l’on sait ont marquée, nous cause une joie réelle. Nous avons toujours nié que, depuis trois ans au moins, les courses eussent réellement été fertiles en enseignements mécaniques ; mais, dussent-elles contribuer, comme l’affirment encore quelques-uns, de plus en plus rares d’ailleurs, aux progrès de notre science spéciale, nous estimons que c’est payer trop cher de petites améliorations de  détail que de les solder par tant de deuils !
   La famille affolée de Marcel Renault ; la fracture du bassin et la paralysie peut-être incurable de Lorraine-Barrow ; la femme en délire du mécanicien grillé vif sous une voiture culbutée; les trois cadavres sans face étendus dans la mairie d’Angoulême, tous ces cris et toutes ces larmes constituent une si lugubre escorte à notre progrès que l’épithète de << révolution pacifique » dont nous nous plaisons, avec raison, à baptiser la locomotion mécanique, deviendrait vite d’une abominable ironie !
   Non, ne tuons plus personne sciemment ! Car nous savions tous, toutes les compétences de l’Automobile Club de France savaient (Paris-Vienne et la Turbie l’avaient péremptoirement démontré) que, parmi les trois cents hommes, conducteurs et mécaniciens, qui s’alignaient devant le starter dimanche dernier, il y avait des condamnés à mort ! On savait qu’il y avait des condamnés à mort, mais on ne savait pas lesquels ; c’est tout ce qu’on ignorait.

   Eh bien, de ces complicités de meurtre, il n’en faut plus quels que soient les raisonnements qui les provoquent. Nous n’empêcherons évidemment pas le progrès de faire chaque semaine ses victimes ; depuis soixante ans, les chemins de fer tuent de leurs partisans, et tant qu’il y aura des chemins de fer, il y aura des accidents de chemins de fer ! Mais du moins aurons-nous la conscience de n’avoir plus aucune responsabilité dans ces drames et de n’avoir à accuser que la fatalité.
   En outre, nous avons ici même trop souvent démontré à quelles folies pécuniaires les courses entraînent les constructeurs, quelles perturbations durables elles causent à leurs affaires normales, quelles bonnes raisons elles donnent aux prix surélevés des automobiles, pour ne pas voir dans la fin des courses le commencement d’une ère de sagesse que les hommes sérieux — et tous les constructeurs eux-mêmes en particulier ! — appellent depuis plusieurs années ! Quand un fabricant de pneus a dépensé 150 000 francs (j’ai le bilan de l’un d’eux sous les yeux) à seule lin d’organiser des dépôts de ses produits le long de la route et à mettre ainsi en vedette sa marque, ne doutez pas que le para n’ait des tendances irrésistibles à la hausse.
   Les vrais vainqueurs de cette journée triste, les vainqueurs gais, me semblent être les maisons qui, comme Peugeot et Rochet-Schneider par exemple, se sont abstenues de courir, tout simplement parce le jeu en est trop cher !
   Mais à quoi bon philosopher longuement sur une catastrophe quand on a pris la résolution d’en supprimer radicalement les causes et de l’empêcher ainsi de se renouveler ?
   Envoyons à toutes ces pauvres figures qui pleurent, à défaut de consolations meilleures, un peu de sympathie sincère.
   Que la fin effroyable de ce cher Marcel Renault ; que la mort de ces mécaniciens ignorés nous donnent enfin la sagesse.
   Regrettons tant d’argent gâché (plusieurs millions certainement, dissipés au vent), tant de temps gaspillé, tant d’efforts nuls — et remettons-nous au travail, hélas ! sans trop regarder derrière. L. Baudry de Saunier

Les obsèques de Marcel Renault ont lieu aujourd’hui samedi à 11 h. 1/2 à Saint – Augustin.
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Page 342 – 348
LA COURSE
   Le départ devait être donné à 3 h. 1/2: mais ce n’est qu’à 3 h. 45 que le premier, Jarrott, est lancé sur la route de Bordeaux, après que deux bombes, d’une sonorité puissante, ont été allumées pour prévenir an loin.
   Avec une souplesse féline, la lourde machine glisse sur le sol : elle s’anime et part, bondit dans une pétarade, vole sur la route et disparaît.
   De minute en minute, selon le programme, M. Riguelle expédie grosses voitures et voitures légères, puis ensuite les voiturettes, et enfin, par deux à la fois, les motocyclettes. Quelques concurrents ne se présentant pas à l’heure où ils auraient dû être en ligne, il en résulte des infractions à l’absolue régularité des départs minute par minute.
   La foule massée en rangs compacts à droite et à gauche de la route, aussi loin que la vue peut s’étendre, applaudit aux concurrents connus ; Jarrott, R.deKnyff‘, Théry, Baras, Edmond, H Fournier, Teste, sont salués par d’unanimes acclamations et des souhaits de bon voyage. Mme du Gast, dont la voiture avait le radiateur et le capot ornés de fleurs, roses et lilas, est très félicitée.
   Jusqu’au numéro 41, les concurrents partent toutes les minutes; mais les numéros 44 (L. Storero), 50 (Comiot), 60 (Vanderbilt), 144 (L. Loste), etc., sont considérés comme étant partis à l’heure exacte où ils auraient dû prendre le départ.
   Très remarqué, Charron, le parfait sportsman, dans une élégante voiture C.-G.-V. de touristes à quatre places, car sa huit-cylindres n’étant pas terminée, il fait la course en touriste. A côté de Charron, se trouve une ravissante jeune femme, qui a su — chose combien rare — rester jolie et élégante malgré son costume de chauffeuse. Ce n’est pas la seule dame qui accompagnait les coureurs. Une charmante sportswoman n’avait pas craint d’affronter la route en voiturette et accompagnait, gracieuse mécanicienne, Allard d’Albady (249).
   Lorsque le numéro 70 (Taveneaux) se présente à 4 h 22, les commissaires lui refusent le départ. Il y a quelque chose qui cloche dans le pot d’échappement — en réalité, celui-ci était par trop simplifié. Ce sera, du reste, t’affaire de quelques minutes pour remédier à l’inconvénient signalé par les commissaires, et M. Taveneaux partira à 4 h. 31.
   Enfin, à 6 h. 45, le départ était donné à la dernière motocyclette, le no 311, montée par Broc.

   La première phase du combat, est commencée.
   Malheureusement, le triomphant départ devait s’acheminer vite aux pires calamités ! La vitesse énorme des véhicules (le gagnant de l’étape parcourut les 552 kilomètres à l’allure moyenne de 105 k. 700 à l’heure); l’aberration insensée du public du dimanche, qui ne comprit point le terrible danger de la moindre imprudence, certains manques de surveillance et d’indication des obstacles, provoquèrent presque immédiatement des accidents mortels.
   Une femme traverse la route à Ablis et est tuée du coup. —
Lorraine-Barrow veut éviter un groupe de chiens, s’abîme contre un arbre, au pied duquel son mécanicien demeure écrasé, lundis qu’il est lui-même transporté mourant. — Marcel Renault, voulant dépasser un concurrent, fait un panache, reçoit un coup terrible sur la nuque, qui, après trois journées d’agonie, détermine sa mort. — Porter enfonce une cabane de garde-barrière ; sa voiture se renverse et prend feu ; le mécanicien, écrasé sous le moteur, est carbonisé. — Tourand, voulant éviter un enfant, tue a la fois son mécanicien, un soldat et un jeune ouvrier ! — Stead fait une chute épouvantable, et, aujourd’hui encore, on est inquiet sur son sort. — Bref, en quelques kilomètres, une succession féroce d’accidents jeta bientôt la terreur chez les spectateurs, et quand, le lendemain matin, tous les quotidiens les relatèrent en les amplifiant, volontairement ou non, ce fut partout en France une explosion de protestations, de colères, parfois de satisfaction cruelle ; et les plus acharnés partisans des courses durent bien s’avouer (pie la farce sanglante… avait été poussée trop loin !
   Mardi dernier, à la Chambre des Députés, une interpellation amena une voie, qu’on aurait pu attendre moins pondéré et moins favorable à nos intérêts, relui de la confiance que donnent les députés au gouvernement pour l’interdiction totale dans l’avenir de toute course sur route.
* * *
   Aux points de vue sportive et industriel seuls, les résultats de Paris-Madrid sont merveilleux. Sur 200 véhicules partis, 187 sont arrivés à Bordeaux.
   Aussi les performances de tous sont-elles extraordinairement supérieures à celles réalisées 1 an dernier au Circuit des Ardennes, qui avait déjà stupéfié les spectateurs et démenti — comme cette année — tous les pronostiqueurs.
   Le Circuit des Ardennes avait été gagné par Jarrot, couvrant 512 kilomètres en 5 h. 53 m. 30 s., tandis que sur Paris-Bordeaux 40 kilomètres de plus ont été couverts en moins de temps par quatre concurrents ; Gabriel, Louis Renault, Salleron et Jarrott.
   Jarrott avait, l’an dernier, établi le record suivant : 88 kilomètres à l’heure de vitesse moyenne en course de longue distance. Ce record fait un bond fantastique de 17 kil. 700 m. et se trouve appartenir à Gabriel avec 105 kilomètres 700 mètres.
   Ce sont là des résultats qui témoignent des progrès énormes faits par nos constructeurs au point de vue de la légèreté alliée à la solidité.
   L’automobile a fait faire a la métallurgie un pas énorme que constatent, avec plaisir, tous les ingénieurs.
   Voici d’ailleurs la liste des treize concurrents ayant battu ou quasi égalé le record de Jarrott :
GROSSES VOITURES
1. Gabriel (Mors) ……………….. 105 kil. 700
2. Salleron (Mors) ………………. 95 kil. 500
3. Jarrott (De Diétrich) ………… 94 kil. 500
4. Warden (Mercédès) …………. 93 kil. 500
5. De Crawhez (Panh.-Lev.) ….. 91 kil. 500
6. Voigt (C.-G.-V.) ………………. 91 kil. 500
7. Gasteaux (Mercédès) ……….. 90 kil. 500               
8. Fournier Achille (Mors) ……… 89 kil. 500             
9. Bougier (Turcat-Méry) ……… 88 kil. 500    
10. Monter (De Diétrich) ………. 87 kil. 500    
VOITURES LÉGERES
1. L. Renault (Renault frères) …. 99 kil. 500
2. Baras (Darracq ) ………………. 89 kil. 500
3. Page (Decauville) ……………… 87 kil. 500

   Les Mercedes ont, une fois de plus, fait grande impression par leur aspect robuste et élégant à la fois. Les usines de Cannstatt possèdent décidément un artiste de premier ordre pour la ligne, le chic à donner à une automobile ! Les photographies que nous reproduisons montrent de quel joli dessin sont ces voitures de course ! D’ailleurs, leur qualité exceptionnelle s’est affirmée une fois de plus, puisque aucune des Mercédès engagées dans la course n a eu la moindre panne de mécanisme ! Voilà un record plus difficile a battre encore que celui du kilomètre !
   Certaines performances, moins fantastiques, sont au moins aussi frappantes. Citons celle de Charron, particulièrement intéressante pour la grosse armée des touristes. Sur sa 15-chèvaux, modèle courant, en usage depuis plus d’un an, avec caisse tonneau à quatre places et glace à l’avant, trois voyageurs et bagages, il a couvert la distance en 9 h. 15, soit une vitesse moyenne de (60 kilomètres à l’heure. D’ailleurs, les (C.-G.-V. de course valent les C.-G.-V. de route ; M. Voigt, sur sa 40-chevaux, a battu plus de cent concurrents, faisant le parcours Paris-Bordeaux en 6 heures.
   Signalons aussi celle de Rigolly sur sa Gobron-Brillié de 110 chevaux, qui enlevait brillamment la Coupe d’Arenberg. C’est une belle victoire de l’alcool, ce produit national.
   Les voilures légères ont aussi fait des merveilles, et failli même recommencer leurs prouesses de l’an dernier et battre les grosses voitures.
   Qtuant aux motocyclettes, ces nouvelles venues qui détrônèrent et firent si vite disparaitre le tricycle, elles marchèrent à une allure moyenne que ne réalisent que difficilement sur les chemins de fer les trains autres que les rapides.
   Voici d’ailleurs des chiffres dont la précision vaut mieux que tout discours :
1. Bucquet (Werner) ………… 61 kil.
2. Demester (Griffon) ……….. 60 kil.
3. Jollivet (Griffon) …………… 58 kil.

   La maison Mors est la triomphatrice. La marque de Dietrich s’est affirmée une fois de plus pour une des plus régulières et des plus rapides, et si la course se fut continuée, il est a croire qu’elle ne fut pas arrivée loin du premier à Madrid.
   Dans la catégorie voitures légères, la maison Renault demeure première, selon l’habitude invincible qu’elle a prise depuis quatre ans.
   La catégorie voiturettes revient à la marque Clément, qui montre par là une fois de plus la valeur de sa construction.
   Quant aux motocyclettes, nous signalerons avec plaisir la performance nouvelle de Bucquet sur une Werner, décidément bien difficile à battre. Bucquet est l’éternel gagnant des courses sur route à bicyclette : il lut premier dans Paris-Berlin, premier dans Paris-Vienne, premier dans le Circuit des Ardennes, premier dans Paris-Madrid !
* * *
On se demande maintenant si la Coupe Cordon-Bennett aura lieu, si le gouvernement anglais ne prendra pas peur à son tour. Enfin, les courses de la semaine d’Aix, de Laffrey, et même le Circuit de l’Argonne, paraissent bien compromis. J. Bertrand.

Photos, page 337 et suivant.
Arrivée à Bordeaux de Gabriel. – Arrivée à Bordeaux de Louis Renault. – Marcel Renault avant le départ (mort à Couhé-Vérac le 27 mai).
Photos, 339  – LES VOITURES AU PESAGE DES TUILERIES AYANT LE DEPART (Phot. Échalié de la Continental.)
I. Legros (voiturette Passy-Thellier). — II. Lorraine-Barrow (grosse voit. de Dietrich). — III. lliéry (voit. lég. Decauville). — IV. Teste (grosse voit. Panhard-Levassor). — V. Gros (grosse voit. de Diétrich). — VI. Degrais (grosse voit. Mercédès). — VII. Hougier (grosse voit. Tureat-Méry). — VIII. Vanderbilt (grosse voit. Mors). — IX. Turr (grosse voit. Panhard-Lev.) — X. Sydney Girling (grosse voit. Wolseley). — XI. Ribes (grosse voit. Panh.-Lev.). — XII. Taverneaux (gr. voit. Panh-Lev.)
La voiture de course Mors (montée par Léger). – Le premier parlant : Jarrott, sur une de Dietrich. – Le deuxième partant : René de Knyff, sur Panhard et Levassor.
Photos, 341 – AU DÉPART, PRÈS DES CONTROLES
I. Le contrôle de Chartres. — II Arrivée au contrôle. — III. Corre attendant sa fiche de neutralisation. — IV. Une Darracq suivant son pilote. — V. Vite une roue de rechange ! — VI. La bicyclette à pétrole Pécourt. — VII – Prosper Lambert. — VIII. Pas un spectateur ! — IX. La place des Épars. — X. Grus, sur sa Renault. — XI. Échalié donnant les dernières instructions à l’équipe Continental, sur le quai d’Orsay, à Paris. — XII. Motocyclette suivant son pilote.
La voilure de course Mercedes (90 chevaux). – La voiture de course Mercedes.
La voiture de course Panhard et Levassor. – Le moteur incliné de la Panhard-Levassor de course (90 chevaux).
La voiture de course G.-G.-V. (montée par Girardot). – Mme du Gast examinant la boîte de fiches qu’on vient d’installer sur sa voiture. – Gabriel, Fournier, Lorraine-Barrow. (Phot. E. de Nangis).
Masson, vainqueur de la catégorie voiturettes, sur voiturette Clément. – Le moteur le plus puissant (Gobron-Brillié) 115 chevaux (vu à gauche).

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